En Centrafrique, trois journalistes russes ont été tués à environ 200 km au nord de Bangui. L'identité des victimes a été confirmée ce mardi 31 juillet au soir par le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. Les hommes ont été tués dans des circonstances qui restent incertaines.

Le porte-parole de la Minusca a déclaré que trois corps d'hommes blancs ont été découverts ainsi qu'une voiture abandonnée criblée de balles à 33 km au nord de la ville de Sibut. Sur place, le maire affirme que l'attaque a été menée lundi soir par un groupe armé non identifié. Les conditions exactes sont encore inconnues.

Les corps avaient déjà été rapatriés mardi soir à Bangui. Le ministre centrafricain de la Communication Ange Maxime Kazagui reste lui très prudent sur l'identité des victimes. Il assure qu'une enquête est en cours avec la collaboration de la direction générale de la police, l'ambassade de Russie ainsi que la police des Nations unies.

La presse russophone s'est emparée du sujet très tôt. Elle dit avoir eu accès aux photos des dépouilles et affirme avoir identifié les trois journalistes russes venus réaliser selon elle un documentaire sur la société militaire privée russe Wagner.

Luanda — L'équipe nationale de football pour les amputés commence la Coupe du monde contre l'Espagne le 28 octobre, selon le tirage au sort de la compétition, réalisé le week-end dernier.

Dans la compétition, qui se jouera du 27 octobre au 4 novembre, dans la ville de Guadalajara, l'Angola intègre le groupe D. Outre l'Espagne, il joue avec l'Ukraine le 29 et avec Haïti le 30), clôturant la phase de groupes.

La sélection nationale a été tête de série dans le tirage au sort grâce à la deuxième position occupée dans l'édition 2014, également au Mexique, mais dans la ville de Culiacan, ayant perdu en finale devant la Russie, 1-3. Groupes complets: Groupe A: Mexique, Angleterre, Irlande et Uruguay Groupe B: Argentine, Italie, France et Ghana Groupe C: Pologne, Japon, Colombie et Costa Rica Groupe D: Angola (vice-champion), Haïti, Ukraine et Espagne Groupe E: Russie (champion), Brésil, El Salvador et Nigeria Groupe F: Turquie, États-Unis, Kenya et Iran.

Kara Mbodji n'a jamais caché ses envies de rejoindre la Premier League. Visiblement, les souhaits de l'international sénégalais seraient sur le point d'être exhaussé. Selon la presse anglaise, Fulham serait intéressé par le profil du roc des Lion de la Teranga. Depuis plusieurs jours, on parle d'un possible départ du défenseur sénégalais.

Au début du mercato estival le nom du Sénégalais est régulièrement cité du côté de la Turquie où il a d'énorme cote. Plusieurs grands clubs turcs sont intéressés par le roc sénégalais. Galatasaray était un moment sur les rangs, le Fenerbahce est aussi venu aux nouvelles pour l'Anderlechtois. Mais le défenseur sénégalais veut aller en Premier League. Le défenseur central du Sénégal quittera certainement son club, Anderlecht avant la fin de ce mercato d'été. Et il est bien parti pour traverser la Manche.

Pour rappel, Kara Mbodji a rejoint Anderlecht au cours de la saison 2015-2016 pour 3 millions d'euros, où il a inscrit 7 buts en 97 matchs et 7 passes décisives. Il pourrait coûter 7 millions d'euros à son futur club.

Barré par la concurrence à Chelsea, Michy Batshuayi pourrait à nouveau être prêté la saison prochaine. Après un prêt à Dortmund la saison passée, le buteur belge intéresserait désormais plusieurs clubs en Liga.

Michy Batshuayi s'est complètement relancé en deuxième partie de saison du côté de Dortmund, mais ne devrait pas retourner en Bundesliga la saison prochaine. L'avenir du buteur se situerait en effet entre deux horizons : Chelsea, où Maurizio Sarri compterait sur lui, et la Liga où trois clubs seraient sur les rangs. En Espagne, Michy Batshuayi fait fureur. Selon L'Equipe, l'Atlético Madrid souhaiterait attirer le Diable rouge et se lancerait dans la course.

Toutefois, le projet du FC Valence aurait séduit l'attaquant belge car le club lui donnerait un temps de jeu assez conséquent alors qu'on sait que du côté de l'Atlético Antoine Griezmann fait l'unanimité. Il y a également un troisième club espagnol qui voudrait attirer le jeune joueur, il s'agit du FC Séville.

En effet, le nouvel entraîneur de Chelsea refuserait catégoriquement de vendre le joueur belge d'origine congolaise, et pourrait même l'inclure dans la rotation des Londoniens pour la saison prochaine. Un prêt reste cependant l'option la plus probable, et l'Équipe croit savoir que Valence aurait une longueur d'avance sur ses deux concurrents, et que le club ché aurait même les préférences de Batshuayi.

Leur place en Ligue des Champions et leur style de jeu seraient les deux éléments qui font pencher la balance. Les prochaines semaines seront probablement très importantes dans le dossier Batshuayi.

Par Rock Ngassakys

Alors qu'ils détenaient des cartes de presse, Kirill Radtchenko, Alexandre Rastorgouïev et Orkhan Djemal ont trouvé la mort, le 31 juillet, au nord de la capitale, Bangui.

L'annonce a été faite le 31 juillet par les autorités centrafricaines et russes, plus particulièrement celles qui habitent le pays pour solliciter le soutien de la communauté internationale afin qu'une enquête soit menée sur la question.

« C'est dans la nuit du 30 au 31 juillet, non loin de la ville de Sibut, située à 300 km au nord de la capitale, Bangui, que ces trois personnes ont été tuées. Ils portaient des cartes de presse émises aux noms de Kirill Radtchenko, Alexandre Rastorgouïev et Orkhan Djemal. Leurs corps sont déjà parvenus à Bangui », ont-elles déclaré, tout en déplorant ce triste événement et demandant que de tels actes soient condamnés.

Cependant, dans leur déclaration, les autorités évoquent le fait que l'ambassadeur de la Russie en Centrafrique n'a pas été informé de la présence de journalistes russes dans le pays. Il entend donc déterminer les circonstances exactes de la mort des citoyens russes et organiser le retour de leurs corps dans leur pays.

« Les autorités fédérales russes vont ouvrir une enquête criminelle sur ces meurtres survenus dans un pays en proie à la recrudescence des actes de tueries pendant plusieurs années », a précisé le diplomate russe.

Par ailleurs, pour les sources judiciaires centrafricaines, ces hommes ont été retrouvés à 23 km de Sibut. Ils ont été tués par des hommes armés non identifiés et rentraient de la localité de Kaga Bandoro, située au nord du pays. L'acte serait produit vers un barrage dressé sur une route et leur chauffeur serait jusqu'alors porté disparu. Mais le motif du déplacement de ces journalistes russes n'est pas encore élucidé.

Rappelons que malgré le fait que la présence russe aux côtés des Forces armées centrafricaines soulève ces derniers temps beaucoup de controverse dans la classe politique du pays, la Russie a déployé, cette année, des formateurs militaires à Bangui et assure la sécurité du chef de l'Etat.

Par Yvette Reine Nzaba

La Zanu-PF a remporté plus de sièges à l'Assemblée nationale, selon des résultats officiels annoncés le 1er août, alors que le décompte des voix pour la présidentielle se poursuit sur fond d'accusations de fraude lancées par l'opposition.

Sur cent cinquante-trois des deux cent dix circonscriptions du pays, « la Zanu-PF obtient cent dix sièges, tandis que le MDC (Mouvement pour le changement démocratique) obtient quarante et un sièges ». Selon ces chiffres, la Zanu-PF, au pouvoir depuis 1980, a d'ores et déjà obtenu la majorité absolue à la chambre basse.

Les observateurs de l'Union européenne (UE) doivent rendre public leur rapport préliminaire sur les élections présidentielle, législatives et municipales du 30 juillet, les premières depuis la chute du président Robert Mugabe.

Les scrutins de l'ère Mugabe ont été régulièrement entachés de fraudes et de violences. Son successeur et ancien bras droit, Emmerson Mnangagwa, a promis cette année des élections justes, pacifiques et transparentes. Pour preuve de sa bonne volonté, il a invité des Occidentaux à observer le vote, une première en seize ans.

Ni la Zanu-PF ni le MDC n'ont immédiatement réagi à ces premiers résultats officiels des législatives mais le patron du MDC, Nelson Chamisa, a affirmé que ceux de la présidentielle étaient en train d'être truqués.

Les résultats de la présidentielle qui se joue essentiellement entre Emmerson Mnangagwa et Nelson Chamisa n'ont pas encore été publiés et ne sont pas attendus avant vendredi ou samedi, selon la Commission électorale du Zimbabwe (ZEC) qui a promis de ne pas « voler le choix » des électeurs « quel qu'il soit ».

Les résultats des législatives annoncés le 1er août par la ZEC contredisent ceux de la veille du MDC qui avait revendiqué la victoire.

« Nous avons reçu les résultats de nos agents. Les résultats montrent au-delà de tout doute raisonnable que nous avons gagné les élections et que le prochain président du Zimbabwe est Nelson Chamisa », avait déclaré un haut responsable du parti, Tendai Biti.

Cette proclamation a suscité la colère du gouvernement qui a menacé d'arrestations ceux qui annoncent des résultats alors que le décompte se poursuit.

De son côté, le président Mnangagwa, patron de la Zanu-PF, s'était dit confiant peu avant la publication des résultats. « Les informations obtenues par mes représentants sur le terrain sont extrêmement positives », avait-il assuré.

Signalons que les électeurs se sont déplacés en masse, le 30 juillet, pour les premières élections générales post-Mugabe. Si personne n'obtient la majorité absolue au premier tour de la présidentielle, les deux candidats arrivés en tête s'affronteront lors d'un second tour prévu le 8 septembre.

Par Yolande Tankeu

On signale également la présence à l'aéroport de N'djili du Ministre d'Etat en charge du parlement, Lisanga Bonganga. Ce dernier sa présence par le fait qu'il vient accueillir un sénateur dans le cadre de ses attributions.

Dès sa descente du jet privé qui l'a ramené de Bruxelles, Jean-Pierre Bemba s'est déclaré « très content d'être ici »

L'accès au tarmac a été réservé à un cercle très restreint de proches. Certains dont sa sœur, la députée Francoise Bemba, ont dû jouer des coudes pour franchir le cordon de sécurité et se rendre au pied de l'avion. L'ancien vice-président est accompagné de sa femme et de leurs enfants.

Jean-Pierre Bemba a annoncé son intention de se présenter à l'élection présidentielle prévue le 23 décembre prochain. Il a jusqu'au 8 août pour remettre son dossier de candidature à la Commission électorale. Une démarche qu'il ne pouvait faire qu'en personne n'étant pas, suite sa détention à la CPI en dehors du territoire congolais, enrôlé sur les listes électorales.

analyse Par Kader Patrick Karantao

Que faut-il attendre du verdict du procès en appel du maire de Dakar, Khalifa Sall, qui sera prononcé le 30 août prochain ? Pas véritablement grand-chose.

Le dissident de la majorité au pouvoir pourrait bel et bien voir sa peine de 5 ans de prison et de 5 millions de francs CFA d'amende confirmée. On aurait pu penser le contraire, si la réquisition du procureur de la Cour d'appel de Dakar, Lansana Diabé, était tout autre.

Ce n'est malheureusement pas le cas, puisque celui-ci n'a pas revu sa copie dans l'affaire de détournement de deniers publics qui pèse depuis plus d'un an sur le médiatique édile. A moins d'un revirement spectaculaire, le tribunal ne devrait pas relaxé aussi facilement Khalifa Sall.

Bien vrai, que les avocats de Khalifa Sall ont bâti leur argumentaire sur l'arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO rendu le 29 juin dernier portant sur la violation de ses droits (présomption d'innocence et procès équitable), mais il n'est pas sûr que cela ait l'effet escompté.

Cette décision censée s'imposer à la justice sénégalaise, avec pour implication la libération du bourgmestre, n'a pas influé le cours de l'histoire depuis sa publication. La demande de libération préalable des avocats de la défense, fondée sur l'arrêt en question, a essuyé une fin de non-recevoir du tribunal.

On ne voit pas dans ces conditions, comment le procès en appel de l'accusé donnerait une quelconque satisfaction à ses conseils qui crient à la manœuvre politique. Sans vouloir les ménager, il faut reconnaître qu'ils n'ont pas tout faux, vu la carrure, la personnalité et les ambitions de Khalifa Sall.

Cet homme politique, dont la popularité est indiscutable, a affiché sa ferme volonté d'être candidat à la présidentielle de 2019 contre l'actuel président Macky Sall, avec qui il a coopéré un bon bout de temps, avant de tomber en disgrâce.

Signe qu'il ne blague pas, il a annoncé publiquement, le 26 juillet dernier, sa candidature au futur scrutin, malgré ses ennuis judiciaires. Et c'est bien cet entêtement à vouloir prendre la place du roi, un crime de lèse-majesté, qui lui vaut le rôle peu enviable d'ennemi public N°1.

Mais Khalifa Sall, loin d'être affaibli par le combat judiciaire, fait feu de tout bois, comptant sur ses nombreux recours devant la Cour d'appel et la Cour suprême, pour être sur la ligne de départ. Il reste d'ailleurs éligible tant que l'ensemble des recours ne sont pas épuisés, même si on ne vend pas cher sa peau. C'est plus fort que lui.

Détenant l'appareil d'État et la puissance qui va avec, le président Sall travaille à casser les opposants un à un en vue de se faire un boulevard, car étant candidat à sa propre succession.

Ce n'est plus un secret de palais bien gardé, qu'il veut rempiler. Dans ces conditions, Khalifa Sall apparaît à bien des égards comme un prisonnier politique. C'est un élément nuisible à neutraliser, pour peu qu'il contrarie le plan de l'homme fort du pays.

A la vérité, le maire de Dakar est une potentielle menace et Macky Sall plus que quiconque le sait. Mais les seules manœuvres politiques peuvent-elles garantir une réélection dans la mesure où le dernier mot revient aux Sénégalais ?

La liste des Lions qui devront prendre part à la deuxième journée des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des nations 2019, sera publiée, mi-août, a annoncé, lundi soir, le président de la...

Thierry Henry était cité hier à la tête... de l'équipe nationale égyptienne. Une idée étonnante mais confirmée par Nader El-Sayed, ancien international.

Son nom revient régulièrement en cette...

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Le Comité national paralympique (CNP) sénégalais ambitionne de faire participer une vingtaine d'athlètes aux prochains Jeux Olympiques prévus en 2020 à Tokyo. Cette volonté a été...

Et finalement ce ne sera pas un mondialiste ! C'était pourtant le souhait du président de la Fédération Algérienne de Football mais Kheireddine Zetchi a fait le tour des différents techniciens qui...

ADHIS se veut une association qui œuvre au développement harmonieux du Burkina. Ainsi donc, l'association ambitionne de faire la promotion du civisme, du développement de l'esprit citoyen, la protection de l'environnement, la promotion du développement local et inclusif, la promotion du dialogue citoyen et des valeurs communautaires.

Pour le lancement officiel de toutes ses activités, les membres et sympathisants se sont retrouvés pour faire un cross populaire à travers lequel, ils ont arpenté les artères du quartier Zogona avant de partager un repas appelé fraternellement le «Dassandaga».

Au-delà du festif, soucieux du bien-être social, les membres de l'association se sont donnés à des séances de dépistage de l'hépatite B, du cancer du col de l'utérus et des dons de sang.

Dans son plan d'action 2018, ADHIS compte accompagner la banque de sang à travers des séances de don, des séances de reboisements etc. Mais à peine née, elle fait déjà parler son cœur. En effet séance tenante, elle a fait don de plusieurs poubelles au quartier. Un geste qui a été très apprécié par le Naaba Tanga de Zogona, parrain de la cérémonie.

«Nous continueront dans cette lancé en vue de consolider davantage nos relations, afin de faire vivre ce cadre de concertation, de partage d'idées et d'expérience et inspirer la jeunesse burkinabè dans son ensemble.

La team ADHIS est fier et entend être un exemple de solidarité et de lutte pour la réinsertion socioéconomique des couches défavorisées», a laissé entendre Issa Napon, président de ADHIS.

Les activités lancées ce samedi matin ont été donc placées sous l'égide de la triple exigence que sont la transparence, la solidarité et l'équité.

«L'Efficacité et l'efficience de nos actes ainsi que l'implication effective de l'ensemble des membres et de toute la population et de nos partenaires est très déterminant. L'atteinte de nos objectif est tributaire de la consolidation des relations entre les fils et filles de notre arrondissement», conclu le président Napon. Il y a l'avenir qui se fait et l'avenir que l'on fait.

Et comme l'avenir réel est composé des deux, les membres de ADHIS entendent donc travailler les mains dans les mains en vue de créer un avenir serein et tranquille pour Zogona et l'ensemble du Burkina.

Tissemsilt — Quelque 3.000 postes d'emploi seront créés dans 25 communes pauvres du pays à la faveur des projets de développement durable, prévus à court terme dans le cadre du Programme d'appui au développement local durable et aux actions sociales du nord ouest algérien (PADSEL-NOA), a indiqué, dimanche à Tissemsilt, le directeur opérationnel du programme.

"Ces postes seront créés au niveau de 25 communes pauvres de six wilayas en l'occurrence Saïda, Tiaret, Tissemsilt, Ain Defla, Chlef et Médéa", a précisé à la presse Samir Boukhalfa en marge de l'inauguration du siège de l'instance de wilaya de ce programme, basé dans la commune de Ammari.

Il a expliqué que "ces postes seront créés grâce à la concrétisation des projets de développement durable liés à l'élevage animal, à l'arboriculture, à l'artisanat et avec le soutien aux familles ruralesproductives", poursuivant ces projets seront réalisés au titre des programmes des Agences locales de développement social (ADS), de l'ANGEM, de l'ANSEJ et de la CNAC.

Le responsable a rappelé que ce programme s'inscrit dans le cadre de l'accord de partenariat signé entre le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et des Questions de la femme et l'Union européenne (UE).

Par ailleurs, M. Boukhalfa a annoncé, que ce programme est entré dans sa phase de mise en oeuvre dimanche dans la wilaya de Tissemsilt, ciblant quatre communes pauvres, celles de Sidi Lantri, Sidi Boutouchent, Sidi Abed et El Malaab.

L'objectif est de réaliser des projets permettant d'améliorer des conditions de vie de trois catégories de citoyens, les jeunes chômeurs, les femmes au foyer et les personnes aux besoins spécifiques. Les secteurs ciblés sont l'élevage animalier et les activités artisanales.

"Les dispositifs de soutien à l'emploi de jeunes nous accompagneront dans la concrétisation de ce programme dans la wilaya de Tissemsilt en plus de l'implication d'autres secteurs comme ceux des forêts, du tourisme, de l'artisanat et de l'agriculture", a-t-il affirmé.

Le responsable a souligné que le PADSEL-NOA intervient pour améliorer les conditions de vie des couches les plus vulnérables outre l'accompagnement et le soutien des capacités créatrices de revenus aux communes ciblées".

La délégation de l'UE, composée de deux expertes spécialisées dans le développement local, en marge de la cérémonie d'inauguration de l'instance de wilaya du PADSEL-NOA, a été informée des activités de la cellule de proximité et de solidarité dans la daïra de Ammari relevant de l'ADS.

Cette délégation a été reçue par le wali par intérim, Abdelkrim Maghrebi, avec lequel elle a débattu du programme d'appui au développement durable.

Par Hanitra R.

Après un examen stratégique de la situation malgache sur l'élimination de la faim, entrant dans le cadre de la réalisation de l'Objectif de développement durable 2 (ODD 2) - qui consiste à éliminer la faim, à assurer la sécurité alimentaire, à améliorer la nutrition et à promouvoir l'agriculture durable - le document renfermant cette revue stratégique de la « Faim zéro » a été présenté, hier, par le ministère de l’Économie et du Plan (MEP).

Pour rappel, le gouvernement, par le biais du MEP, a lancé en août 2017 un processus d'examen stratégique national « Faim Zéro ». Cette démarche qui a bénéficié de l'appui du Programme Alimentaire Mondial (PAM) à Madagascar, avait pour objectif d'une part, d'identifier les défis majeurs que le pays devrait relever pour réduire la faim à zéro d'ici à 2030, et d'autre part, de relever les lacunes au niveau des interventions, des ressources investies et des capacités institutionnelles. Exercice à l'issue duquel, des domaines d'actions prioritaires ont pu être proposés.

Approche. L'examen a inclus entre autres, la revue documentaire et l'analyse des données secondaires, en prenant en compte les informations obtenues à travers des consultations décentralisées menées au niveau des régions. Il s'agissait alors d'établir une analyse globale de la sécurité alimentaire, et la situation nutritionnelle à Madagascar ; de déterminer les progrès en la matière à travers les politiques, les programmes, les capacités institutionnelles, puis d'identifier les lacunes des différentes interventions, dans les ressources disponibles et dans les capacités institutionnelles pour l'atteinte de l'ODD 2. S'y ajoute la priorisation des actions visant à pallier aux carences, au niveau des interventions afin d'accélérer le progrès vers la réduction de la faim à zéro ; et l'aperçu du financement nécessaire pour mettre en œuvre ces actions.

Sur la base des résultats de ces travaux, la Revue stratégique « Faim Zéro » de Madagascar a ainsi pu être élaborée. « Ce document vise à faciliter la mise en œuvre et le progrès vers la réalisation des cibles de l'ODD 2, afin de permettre à Madagascar de combattre l'insécurité alimentaire et la malnutrition », explique le PAM. Les conclusions et les recommandations développées dans ce document serviront de base pour la planification des cadres nationaux de développement, et alimenter les plans cadres stratégiques.

Le ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l'Aménagement du territoire, Abdoul Yaya Kane, a annoncé, jeudi, un plan de mitigation pour le traitement des risques majeurs et le renforcement du système de contrôle interne et de gestion des risques dans le département de Matam et les communes de Richard-Toll et Darou Mousty.

Il s'exprimait lors de la cérémonie de restitution des travaux de cartographie des risques et du plan d'audit basés sur les risques des collectivités territoriales.

"Cet exercice nous a permis de déceler les risques majeurs des trois collectivités territoriales pilotes qui pourraient compromettre ou atténuer la réalisation de leurs missions ou compétences transférées", a expliqué Yaya Abdoul Kane.

Il a souligné que c'est cela qui explique l'élaboration d'un plan de mitigation "pour le traitement des risques majeurs identifiés et le renforcement du système de contrôle interne et de gestion des risques desdites entités décentralisées".

Il a indiqué que "ces outils produiront des informations conduisant à des décisions judicieuses et des recommandations pour le département de Matam, et les communes de Richard-Toll et de Darou Mousty".

"Cette initiative s'inscrit dans la démarche de l'Acte 3 de la décentralisation qui vise à rendre de plus en plus performantes les collectivités territoriales dans l'exécution des missions qui leurs sont assignées".

Il a expliqué qu'"il s'agit de contribuer à améliorer les performances de nos collectivités territoriales grâce à la maîtrise des risques associés à leur gestion, d'offrir des prestations adaptées aux demandes des administrés et rendre compte aux citoyens".

"Le management basé sur les risques dans l'administration est la clé de voûte d'une bonne gouvernance publique très chère au Chef de l'État qui, à travers l'Acte 3 de la décentralisation, promeut des territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable", a-t-il estimé.

Les travaux consacrés à l'audit basé sur les risques dans les collectivités pilotes du Sénégal- département de Matam, et communes de Richard-Toll et de Darou Mousty- ont été lancés au mois dernier.

Photo: Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Urnes de vote

Par H. Marie Ouédraogo

C'est en principe ce mercredi 1er août que Jean-Pierre Bemba Gombo doit rentrer à Kinshasa. Un mois après avoir été acquitté et libéré par la CPI suite à son procès pour crime de guerre et crime contre l'humanité, il avait annoncé son retour lors d'une conférence de presse à Bruxelles. C'est dire si ce come-back dans le pays qu'il n'a pas revu depuis au moins une décennie constitue un événement. Mais le moins qu'on puisse dire, c'est que pour l'ancien pensionnaire de Schveningen, ce retour annoncé en fanfare risque fort de se transformer en périple semé d'embûches.

Déjà, il avait dû reporter son départ et modifier le plan de vol de l'avion qui devait d'abord l'amener dans son fief Géména mardi où il devait se recueillir sur la tombe de son défunt père, le sénateur Jeannot Bemba Saolona, décédé en juillet 2009 pendant sa détention à La Haye. Première zone de turbulences donc.

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L'avion à bord duquel il devait voyager n'ayant pas eu l'autorisation de survoler cette ville de la province du Sud-Ubangui, il devrait mettre le cap aujourd'hui même sur Kin-La-Belle. Mais là aussi, risque de turbulences, car si tout se passe normalement dans les airs, c'est une fois qu'il aura atterri sur le tarmac de l'aéroport N'Djili qu'il aura des nouvelles du pays.

En effet, alors que, le lundi 30, tous les détails de ce retour qui s'annonce triomphal semblaient réglés avec les autorités, plusieurs points de blocage sont apparus subitement mardi sur la feuille de route des organisateurs de l'événement. Jugez-en vous-même :

d'abord il sera interdit à Bemba de quitter son véhicule pour prendre un quelconque bain de foule. De plus, le quartier administratif et diplomatique de la Gombe sera une zone rouge interdite. Il n'est pas jusqu'à la vitesse du cortège qui n'ait été imposée, celle-ci ne devant pas être en dessous des 30 à 40 km/h ; ce qui obligerait donc le revenant à passer furtivement alors qu'il aurait bien voulu prendre beaucoup plus de temps dans des effusions avec ses militants dans ce qui apparaît aussi comme une démonstration de force politique.

Pour tout dire, si le pouvoir congolais consent au come-back de l'ancien vice-président, il ne lui laisse pas les coudées franches, preuve peut-être que, même après plus de 10 ans d'absence, il continue de faire peur. N'oublions pas non plus que l'arrivée de Bemba s'effectue alors que le dépôt des candidatures à la présidentielle du 23 décembre 2018 doit se clore le 8 août prochain.

Or à 5 mois de cette échéance, le groupe d'études sur le Congo de l'université de New York a publié les résultats de sondages qui affirment que si le scrutin devait se tenir actuellement, Moïse Katumbi d'Ensemble, Félix Tshisekedi de l'UDPS et Jean-Pierre Bemba du MLC arriveraient en tête avec des scores compris entre 17et 19% contre seulement 9% des intentions de vote à Joseph Kabila s'il devait se représenter.

Reste à savoir quel crédit on peut accorder dans nos pays à de telles statistiques déjà sujettes à caution dans des pays à démocratie avancée. Enquête d'opinion pour enquête d'opinion, encore faut-il que Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi puissent se présenter à cette présidentielle eu égard à leurs ennuis judiciaires.

Aux Comores, le «oui» est arrivé largement vainqueur à plus de 92% après le référendum constitutionnel du lundi 30 juillet. Une victoire du camp au pouvoir contestée par l'opposition qui dénonce une mascarade électorale.

Les résultats définitifs du référendum aux Comores sont tombés. Le président de la Commission, Ahmed Mohamed Djaza, a tenu mardi une conférence de presse à Moroni.

D'après lui, 92,74% des votants se sont prononcés en faveur de la réforme constitutionnelle, réforme qui renforce notamment les pouvoirs du président, en l'autorisant à briguer deux mandats successifs de cinq ans au lieu d'un seul. Ahmed Mohamed Djaza a précisé que le taux de participation au référendum s'élevait à 63,9%. Et ce, alors que l'opposition avait appelé au boycott du scrutin qu'elle jugeait illégal.

Le porte-parole des partis politiques de la mouvance présidentielle, Saïd Larifou, se félicite de ces résultats : « Moi, je ne suis pas du tout surpris. Les Comoriens se sont mobilisés malgré les intimidations, malgré les menaces qui planaient sur le pays. Ils sont venus massivement de toutes les îles, ils se sont tous réunis comme un seul homme pour dire qu'ils veulent vraiment les changements ».

Les chiffres officiels font état de 63,9% de participation, pourtant beaucoup sur le terrain disent que les bureaux de vote étaient vides. Une fausse rumeur pour Saïd Larifou : « Ici aux Comores, il y a des gens qui se sont spécialisés, et je peux vous dire qu'ils sont très efficaces, pour colporter des fausses informations. Des Comoriens, la plupart d'entre eux, qui prétendent aimer le pays alors qu'ils sont les premiers à salir, à dire des mensonges, sur ce qui se passe ici au pays ».

Suspicion de bourrage d'urnes

Dans le camp opposé, en revanche, le taux de participation au scrutin est contesté. Sur le terrain, plusieurs observateurs ont noté lundi une faible affluence dans les bureaux de vote.

Une situation que le coordinateur de l'Union de l'opposition, Ibrahim Abdourazak dit Razida, qualifie de « mascarade électorale » au profit du chef de l'Etat Azali Assoumani : « Les urnes sont pleines de bulletins, mais dans les bureaux de vote, il n'y avait personne pour aller voter. Donc ce sont eux qui ont bourré les urnes. S'ils osent dire qu'il y a un taux de participation de 63%, c'est faux. Le taux de participation ne dépasse même pas les 6%. Le président, qui impose par la force, est en train d'écraser petit à petit la démocratie. En tout cas, c'est sa meilleure façon de régner. La légalité n'existe pas ».

L'annonce des résultats du référendum n'a provoqué aucune réaction dans la capitale Moroni, ce mardi soir.

Photo: The Herald

Le président Emmerson Mnangagwa et les membres du Zanu-PF.

Au Zimbabwe, les premiers résultats des élections législatives de lundi commencent à arriver. Et c'est le parti au pouvoir, la Zanu-PF qui l'emporte largement au premier tour. En revanche, il faut encore patienter pour les chiffres de la présidentielle et des conseillers municipaux.

Selon les derniers résultats partiels, publiés dans la nuit par la Commission électorale zimbabwéenne, la Zanu-PF garde le contrôle du Parlement. Elle obtient 109 sièges sur 210 contre 41 pour alliance de l'opposition. Il reste encore 58 circonscriptions dont les résultats n'ont pas été proclamés, mais même avec ces circonscriptions manquantes, le parti a déjà la majorité absolue.

Une fois que l'ensemble des résultats seront rendus publics, il serait intéressant de voir si le parti au pouvoir a perdu quelques sièges, notamment dans les zones rurales qui votent traditionnellement pour la Zanu-PF. Actuellement, l'ancienne force politique de Robert Mugabe a une très nette majorité puisqu'elle contrôle déjà les 2/3 de l'Assemblée.

Du côté du MDC, c'est la déception qui domine. L'opposition est convaincue d'avoir gagné la majorité des votes et que la Commission annonce les résultats au compte-gouttes afin de pouvoir les falsifier. La Commission n'a encore donné aucun résultat, même provisoire, concernant le scrutin présidentiel. Elle a jusqu'à vendredi pour publier les premiers chiffres.

Par Saho

Le 17 juillet dernier, Nelson Mandela, le père de la Nation Arc-en-ciel, a eu 100 ans. A l'occasion, la fondation qui porte son nom, organise comme elle en a maintenant pris l'habitude, un sommet d'une semaine dédié aux jeunes leaders africains, avec comme invité de marque, l'ex-locataire de la Maison Blanche, Barack Obama, dont le discours était des plus attendus.

A l'occasion, il a dénoncé ce qu'il appelle « la politique de la peur et du ressentiment » et rendu hommage à l'équipe de France pour sa victoire au mondial 2018.

Il faut saluer cette initiative car la Fondation Nelson Mandela sacrifie à un devoir de mémoire vis-à-vis de l'illustre disparu dont l'existence tout entière a obéi à trois symboles des plus importants sur l'échelle des valeurs de l'humanité : celui de la lutte pour la liberté pour un peuple qui a souffert longtemps le martyre du fait de l'apartheid, celui de la démocratie en sacrifiant au sacro-saint principe de l'alternance après seulement un mandat de pouvoir et enfin celui du pardon et de la réconciliation avec le triptyque : « vérité, justice et réconciliation».

L'initiative de la Fondation est d'autant plus méritoire qu'elle s'inscrit dans une perspective pédagogique, celle de faire naître des cendres du baobab sud-africain, des générations africaines afin que, par un leadership éclairé, elles maintiennent allumé le flambeau des valeurs et du sacrifice de Madiba.

On le sait, l'Afrique d'aujourd'hui est orpheline de leaders charismatiques de la trempe de Nelson Mandela et semble avoir perdu ses capacités à secréter une nouvelle élite dirigeante de la même lignée des grands hommes comme Nelson Mandela. Penser à combler le vide est un combat d'avant-garde qui est tout à l'honneur de la structure.

On ne pouvait faire meilleur choix que celui porté sur la personne de Barack Obama

Dans la dynamique des lauriers à tresser pour les organisateurs de cette cérémonie commémorative, il y a le choix de l'ancien président Barack Obama qui a réussi le pari de faire rêver toute la jeunesse africaine et qui a inscrit son action dans la démocratisation du continent à travers sa phrase désormais célèbre : « L'Afrique n'a pas besoin d'hommes forts mais d'institutions fortes ».

L'on n'oubliera pas non plus que comme Nelson Mandela, il est lauréat du Prix Nobel de la paix. Tout ceci inscrit l'ex-président américain dans la continuité de l'action de Nelson Mandela et l'on peut penser que l'on ne pouvait faire meilleur choix que celui porté sur sa personne.

Cela dit, il faut déplorer le fait que le centième anniversaire de la naissance de l'icône de la lutte anti-apartheid, intervient dans un contexte où ses héritiers et compagnons de lutte semblent avoir foulé au pied les valeurs qu'elle incarnait.

L'on peut passer sous silence les frasques du sulfureux Jacob Zuma pour mettre à l'index les nombreuses inégalités sociales en Afrique du Sud où l'accaparement des richesses nationales par les élites dirigeantes de l'ANC, perpétue de fait, l'apartheid qu'elles ont de par le passé combattu.

Tout comme en Afrique du Sud, ailleurs sur le continent, on peut aussi déplorer cette attitude des Africains qui acclament, de par la bouche, Nelson Mandela et son héritage, mais qui s'en démarquent par leurs actes.

Cela dit, l'on a l'impression que le culte des héros que l'on a inscrit au panthéon de l'Afrique, ne vit qu'à travers les œuvres des artistes-musiciens. Or, on le sait bien, les héros ne vivent éternellement que lorsque les actes sont perpétués pour inscrire dans la durée, le sens de leur combat.

Lubango — Le fournisseur de services du secteur privé et d'appui au développement du tourisme devrait exceller dans la qualité et l'innovation, en tenant compte de la compétitivité et de la mondialisation observée dans la branche, a déclaré mercredi à Lubango, la ministre du Tourisme, Angela Bragança.

Intervenant à la 28e Rencontre de l'Association des universités de langue portugaise, parrainée par l'Université Mandume Ya Ndemufayo (UMN), la gouvernante a affirmé qu'il y avait de nombreuses opportunités pour le secteur privé, qui doit se concentrer davantage sur les ressources humaines qualifiées pour un tourisme diversifié.

Elle a considéré le tourisme comme l'une des activités socio-économiques plus dynamiques dans le monde, avec un énorme potentiel de développement, qui repose principalement sur la mise en valeur des ressources endogènes, représentant près de 10% du produit intérieur brut (PIB).

Selon Angela Bragança, c'est un secteur, dont l'industrie est plus prospère et absorbe plus de main d'œuvre, car le tourisme implique un ensemble de relations qui se concentrent le tourisme, pour lequel l'État participe en sa qualité d'agent régulateur et d'élaboration des politiques.

Elle a dit que les ressources naturelles, culturelles, historiques, financières, ainsi que la communauté réceptrice de l'activité touristique devraient être intégrées de façon dynamique tout au long du processus touristique.

La gouvernante a salué l'initiative de l'UMN de réaliser la rencontre et d'autres, qui permettront de diffuser à travers le pays des recherches et des informations avec l'évaluation de la portée du potentiel touristique dans certaines régions du pays.

La rencontre, qui se poursuit jeudi et se termine le vendredi, rassemble 135 universitaires de l'Angola, du Brésil, du Portugal, du Mozambique, du Cap-Vert, de Sao Tomé-et-Principe, du Timor oriental et de Macao.

Par Kanaté Mamadou

Les designers du monde, en mars 2019, se donnent rendez-vous à Abidjan. En prélude à cet évènement organisé par "A2 Consulting" en partenariat avec l' "Organisation mondiale du design", Hicham Lahlou, designer international africain d'origine marocaine, a situé, le mercredi 18 juillet, les enjeux de cette grande cérémonie.

Au cours d'un échange avec la presse à Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, il a soutenu que l'objectif de ce forum est de créer et de pérenniser un espace d'inspiration et de mobilisation de la communauté du design et de l'innovation, tout en favorisant les rencontres entre ces derniers et les décideurs économiques, les entrepreneurs.

Le conférencier a fait savoir que ces assises consisteront également à sensibiliser à l'importance du design dans les économies en Afrique et dans le monde. « Nous voulons démontrer comment le design peut se positionner comme levier pour soutenir l'économie, notamment africaine », a-t-il insisté.

Hicham Lahlou a affirmé que la tenue sur les bords de la lagune ébrié de la 6e édition de "l'Organisation mondiale du design" qui sera couplée avec la 2e édition du forum économique "Africa Design" permettra de mettre en lumière les potentialités économiques de la Côte d'Ivoire, et partant celle de l'Afrique.

Cette cérémonie d'envergure, a-t-il poursuivi, présentera non seulement le territoire ivoirien comme le nouveau hub du design, et de l'innovation, mais montrera comment cet art peut être un levier pour l'économie et la culture pour l'Afrique de l'ouest et du continent.

« Notre objectif est de montrer que le design ne doit pas être cantonner à l'immobilier, mais qu'il peut participer à la consolidation de l"économie d'un pays », a-t-il précisé.

Photo: Togonews

Les dirigeants des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) réunis en sommet à Johannesburg .

Le Xe sommet annuel des Brics s'est ouvert mercredi à Johannesburg en présence du président togolais Faure Gnassingbé.

Trois jours de débats entre les responsables des cinq principales économies émergentes du monde : le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud.

Les Brics rassemblent des pays qui s'accommodent mal de leurs différences et peinent parfois à faire converger leurs intérêts, leurs succès ne se résument bien souvent qu'à des coalitions de circonstances.

Cependant, la guerre commerciale déclenchée par Donald Trump et la montée du protectionnisme à l'échelle internationale seront un facteur de cohésion pour le groupe. Il est à noter que les Etats-Unis et l'Union européenne sont parvenus hier contre toute attente, à un accord.

Et l'Afrique dans tout ça ?

Les Brics doivent aborder le sujet le 27 juillet lors d'une session spéciale dédiée au futur partenariat avec le contient.

Des dirigeants de neuf pays d'Afrique présidant des organisations régionales - c'est le cas de Faure Gnassingbé à la tête de la Cedeao - auront la possibilité de s'exprimer. Tous ont été invités à participer au sommet en format 'outreach' et «Brics+».

L'idée des organisateurs consiste à montrer que les Brics ne s'enferment pas et exercent une influence sur tout le continent africain.

D'autant que l'Afrique fait partie des priorités de nombreux pays et de la Chine en particulier.

La Russie fait aussi un retour remarqué en Afrique. Le nouveau concept de politique étrangère du Kremlin prend en compte cette partie du monde.

Les pays africains invités espèrent donc tirer un profit économique de la sollicitude des Brics.

Par Serigne Makhtar Fall

L'Université Amadou Mahtar Mbow (UAM) de Diamniadio, dont la vision sur le Service à la communauté (SAC) est de promouvoir la production et la diffusion des savoirs (sciences), technologies (savoir-faire) et savoir-être (civisme et citoyenneté), a, parallèlement, entamé la réflexion sur la structuration et le fonctionnement de son Centre d'innovation et de valorisation agricole (CIVA), qui sera bâti sur un modèle communautaire de production de technologies agricoles, agroalimentaires et halieutique, à travers l'enseignement des sciences agricoles.

Eu égard à ses missions et objectifs, le CIVA est un centre fédérateur de SAC qui s'adresse aux acteurs socioéconomiques de la production et de la transformation agricole et halieutique, soutenu par un engagement sur le terrain par des actions concrètes sur les plans scientifique et technique et sur le civisme et la citoyenneté, a souligné le recteur et coordonnateur de l'UAM, le professeur Omar Guèye mercredi à Saly-Portudal, à l' ouvert le séminaire sur l'élaboration du guide opérationnel du Service à la communauté de l'UAM.

Le recteur, qui juge cette activité "extrêmement" importante pour l'UAM, a remercié l'USAID-ERA qui, dans son projet "Education et recherche en agriculture" accompagne les universités sénégalaises depuis un certain nombre d'années. Et depuis plus d'un an maintenant, l'USAID-ERA les appuie dans la mise en place de cette nouvelle mission des universités sénégalaises qui est le service à la communauté.

Selon le professeur Omar Guèye, cet accompagnement de l'USAID-ERA a abouti à l'élaboration d'un guide national qui est un cadre général pour l'ensemble des universités et que chacune d'elles doit mettre pratique en fonction de ses particularités, de son ancrage et de ses différentes offres de formation et de recherche.

"Comme vous le savez, notre université, qui se veut une université d'excellence, est orientée vers les métiers des sciences et technologies, des sciences économiques et de gestion et des sciences sociales.

Cette orientation de l'UAM témoigne de notre engagement en plus de nos missions originelles de Formation et de Recherche dévolues à toute Université, de mettre aussi en place un Service d'Appui à la Communauté (SAC) conformément à la loi N°2015-02 du 06 janvier 2015 et qui fait du SAC une nouvelle mission des universités du Sénégal", a indiqué M. Guèye, pour qui ce SAC doit être "un outil formalisé", compris par tous les acteurs et orienté vers la prise en charge des besoins endogènes des communautés à l'intérieur et à l'extérieur de l'université, pour un développement durable et harmonieux.

Le professeur Omar Guèye, ses différents collaborateurs et autres partenaires sont convaincus que ce séminaire qui réunit d'éminents acteurs des secteurs universitaires et professionnels, permettra, au bout de ces trois jours (du 25 au 27 juillet) d'échanges et de partage d'atteindre tous les résultats attendus, afin d'obtenir un document de référence sur le SAC à l'UAM adapté à leur perspective d'avenir et à leur zone d'encrage.

"Ce document finalisé, sera soumis au mois de décembre prochain à notre comité scientifique international pour sa validation. Nous travaillons à un cadre harmonisé qui nous permettra de cibler des actions concrètes qui dépendront de l'environnement immédiat de l'UAM, de ses offres de formation et de ses options en termes de recherche et de formation", a-t-il déclaré, ajoutant que cette activité permettra d'identifier les méthodologies qui leur permettront de faire en sorte que ce SAC soit effectuée dans toutes les spécialités, aussi bien celles qui visent le monde agricole en général, l'environnement et toutes les activités sociales, qui seront prises en charge dans ce SAC.

De son côté, la directrice des programmes spéciaux au niveau du projet "Education et recherche en agriculture" de l'USAID-ERA, Maty Bocoum Sarr, il s'agit d'un processus qui a été initié depuis plus d'un an, et l'UAM est la dernière université à être accompagnée dans ce sens.

"C'est un processus qui nous a permis de faire un diagnostic global de la situation et d'appuyer chaque université à réfléchir et à voir comment concevoir un programme fédérateur et mobilisateur, en vue d'une mise en œuvre effective au niveau de tous les acteurs", a fait savoir Mme Sarr.

Le projet USAID/ERA avait organisé en Avril 2017, un séminaire préliminaire de construction du service à la communauté dans les universités (Publiques et privées) et les Centres de recherche et d'Essai (CRE). Ce séminaire avait permis de dégager le consensus sur la nécessité de déterminer un processus de construction du service à la communauté (SAC) dans les structures d'enseignement supérieur et de recherche du pays.

Il s'agissait d'abord de mettre en place un processus qui permet de produire de manière participative les principes généraux du SAC et d'en dégager un code éthique pour l'ensemble des universités sans se limiter aux facultés (UFR) agricoles. Pour ce faire, un processus plus inclusif incluant d'autres spécialités (UFR et facultés) devrait être mis en place.

A travers ces actions, il serait étudié la possibilité de produire des textes déclinant la loi et déterminant, si nécessaire, une structure nationale (direction, division, bureau, cellule, comité, etc.) à mettre en place en précisant sa mission, sa fonction et son champ d'action.

C'est ainsi qu'une feuille de route a été adoptée par l'ensemble des participants. La première activité de cette feuille de route consistait à faire un état des lieux des activités de service à la communauté. Cet état des lieux a été fait par une équipe technique durant les mois de Juin et Juillet 2017 à travers une activité diagnostic dans l'ensemble des universités publiques et de quelques CRE.

A la suite de ce programme de terrain, l'équipe technique de réalisation du diagnostic a travaillé pour exploiter les données et analyser les informations recueillies.

Le rapport diagnostic a été validé lors d'un atelier de partage des résultats du Diagnostic tenu à Saly les 18 et 19 janvier 2018. Cette validation a permis aussi de dégager les grandes lignes pour l'élaboration du guide d'opérationnalisation de la mission de SAC.

Ensuite, iI a été mis en place un comité de rédaction du guide et un comité de validation de celui-ci. Le comité de rédaction s'est réunie les 13, 14 et 15 Mars 2018 et a proposé un guide.