Quelle est la différence entre le Maroc et le Portugal ?

Un buteur.

4e minute, corner pour les champions d'Europe. Cristiano Ronaldo a un tout petit espace de liberté dans la surface. Pas grand-chose. Le temps d'ajuster une tête parfaite et Monir El Kaloui ne peut que constater le dégât.

Et pendant 86 minutes les Lions de l'Atlas vont courir, en vain derrière ce but. Ils ont passé une bonne partie de la rencontre dans la moitié de terrain des Portugais. Ils ont constamment approché la zone de vérité des Portugais et ils n'ont pas été capables d'égaliser. Combien de fois pourtant ils ont donné l'impression d'être en mesure de le faire. Khalid Boutaïb n'a pas rempli sa mission. Mais il n'est pas le seul en cause. Tous ceux qui s'y sont essayé ont échoué. Cela manquait de prises de risque, de tirs lointains.

Quand on reverra le match, on se dira "comment est-ce possible". Le Maroc n'a pas de goleador. Une fois qu'on a fait ce constat, on a tout dit. On ne lui demande pas d'avoir un Ronaldo. Lui, il est unique. Ses stats personnelles sont grandioses, uniques. Cette fois, il est le deuxième buteur (4) portugais en Coupe du monde, après Eusebio, figure de légende du pays. Il est le quatrième joueur à marquer du gauche, du droit et de la tête dans une seule édition de la Coupe du Monde (sur les quatre dernières). Les Portugais sont invaincus en Coupe du Monde après avoir marqué les premiers (12 victoires, 2 nuls). Et la Seleção das Quinas est invaincue en 19 matches où Cristiano a marqué (18 victoires, 1 nul) depuis le revers 2:1 en phase de groupes de l'UEFA EURO 2004 contre la Grèce - Ronaldo y avait inscrit son premier but international.

Buteur - déjà 85 avec la sélection nationale - mais aussi passeur. Ronaldo a offert un caviar à son compère de l'attaque, le jeune Gonçalo Guedes, qui a poussé Monir E Kajoui là une parade incroyable (39').

Oui le Maroc a tout fait, joué comme jamais sous l'impulsion de son capitaine Mehdi Benatia omniprésent derrière, à son poste, mais aussi devant pour booster ses camarades. Capitaine courageux. Il a failli réussir. Déjà décisif lors de la finale de l'Euro-2016, le gardien Rui Patricio, qui vient de signer à Wolverhampton, a réalisé pas moins de quatre parades décisives. Sur une frappe de Hakim Ziyech détournée par sa défense (23'), sur une tête de Mehdi Benatia à la suite d'un coup-franc (31'), face à Younes Belhanda (55'), sur un coup-franc de Ziyech également détourné (57').

Deux défaites en deux sorties. Le match contre l'Espagne sera le dernier car c'est fini pour les Lions de l'Atlas. Ils ne peuvent plus se qualifier pour les huitièmes de finale. C'est d'autant plus rageant qu'ils avaient les moyens de gagner leurs deux matches contre l'Iran et le Portugal. Sans buteur (s), point de salut.

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interview

"Regardez le corner sur lequel le Portugal marque", a préconisé le sélectionneur du Maroc Hervé Renard remonté contre l'arbitrage après sa défaite 1-0, mais "très fier" de ce qu'a montré mercredi son équipe, la première éliminée de ce Mondial-2018.

Qu'est-ce qu'il a manqué au Maroc, un peu de chance ou un joueur comme Cristiano Ronaldo?

"C'est sûr que c'est plus facile de jouer avec un joueur qui, quand il a une seule occasion, la met au fond. Mais on est au Maroc, il y a des joueurs de qualité et malgré les péripéties de ce match, il aurait fallu être beaucoup plus efficace. On a eu de nombreuses opportunités mais on ne peut le reprocher à personne, c'est le football, ceux qui savent être les plus efficaces dans la surface font la différence. (...) On a osé, on a joué offensivement contre une équipe qui excelle en contre-attaque, on a pris des risques... On n'a pas été récompensés. Mais les joueurs étaient sublimés parce qu'on avait l'impression de jouer à Casablanca dans ce stade de Moscou, et ça c'est une image qu'on ne pourra jamais nous enlever. Il y a des gens qui sont venus en voiture, et j'espère qu'ils sont fiers de leur équipe, mais j'en suis sûr."

Que pensez-vous de la décision de nommer Cristiano Ronaldo homme du match?

"Je ne suis pas là pour commenter ceux qui sont élus hommes du match, ce n'est pas mon travail. La chose dont je suis certain à l'heure où l'on parle, c'est que tout le peuple marocain est fier de son équipe, très fier. Il y a deux ans et demi, on a commencé une aventure ensemble, on était 81e au classement mondial, aujourd'hui on doit être 41e. On s'est qualifié pour un Mondial après 20 ans d'abstinence pour le Maroc et on a montré qu'on était une équipe qui jouait au foot. Certes, on n'a pas été efficace mais je voudrais que vous ayez la franchise de l'écrire, que vous regardiez le corner sur lequel le Portugal marque, le numéro 3 portugais (Pepe). Faites votre analyse et écrivez la vérité. (...) On a un homme de base à terre, et quand on fait faute sur votre homme de base, vous pouvez avoir Ronaldo qui surgit et marque."

Noureddine Amrabat portait une protection à la tête après sa commotion, mais il l'a enlevée pendant le match. N'était-ce pas dangereux?

"Amrabat est un guerrier, il voulait jouer, il avait cette protection qu'il a enlevée pendant la rencontre, son esprit est incroyable et je me sens heureux d'avoir un tel joueur. Après, je ne suis pas docteur, les comptes-rendus médicaux sont lus par des personnes compétentes, moi je ne le suis pas, ensuite ils prennent leurs responsabilités et le joueur aussi prend ses responsabilités. Il a fait un match exceptionnel, après je ne suis pas en mesure de vous expliquer quoi que ce soit."

analyse Par Saho

Le rêve des Lions de l'Atlas n'aura duré que le temps d'un feu de paille. C'est le moins que l'on puisse dire. Car dès la 4e minute du match, le quintuple ballon d'or, Cristiano Ronaldo qui, fidèle à sa réputation, a constitué à lui seul un danger permanent, a douché les espoirs du Onze marocain et de leurs 40 000 supporters qui avaient fait le déplacement du stade, en marquant de la tête son 4e but de la compétition. Malgré leurs ruades et autres rugissements, les Lions de l'Atlas, pris à la gorge, ne sont pas parvenus à desserrer l'étreinte de la sélection portugaise, manquant ainsi de rééditer l'exploit de 1986 où ils l'avaient emporté par le score de 3 buts à 2.

Malgré cette courte défaite qui les renvoie à la maison à la suite des Pharaons d'Egypte, les Marocains n'ont pas démérité. Ils ont chèrement vendu leur peau en livrant un match sérieux, courageux et très intense aux plans tactique, technique voire émotionnel. Mais comme on le dit, « la plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu'elle a ». L'adversaire était redoutable et l'équation était d'autant plus difficile à résoudre que l'équipe du Royaume chérifien devait contrer les ambitions d'un Ronaldo qui, surfant sur le toit du monde footballistique, était décidé à faire péter tous les records de la Coupe du monde et il bénéficiait, pour ce faire, de la complicité d'une équipe qui ne jouait que pour lui.

Cela dit, le Maroc a tout de même péché par inexpérience. Car, il a manqué d'efficacité devant les buts portugais que les Lions ont constamment pris d'assaut sans toutefois parvenir à faire trembler les filets du portier Rui Patricio. L'on est même tenté de dire que le Maroc sait tout faire avec le ballon, sauf marquer un but.

Le Maroc s'est éliminé lui-même

Le remords marocain est d'autant plus profond que si l'équipe avait fait preuve de la même rigueur et de la même débauche d'énergie face au petit poucet qu'est l'Iran, sa situation aurait été tout autre dans ce groupe que les analystes perçoivent comme le plus relevé de cette Coupe du monde Russie 2018. C'est pourquoi il n'est pas exagéré de dire que le Maroc s'est éliminé lui-même, vu la manière dont il a perdu son 1er match. Et c'est là aussi que l'on est en droit de se montrer très exigeant face au Maroc qui aspirait à l'organisation de la Coupe du monde, même si, pour l'instant, il n'a récolté que des désillusions.

Ceci étant, il reste au Maroc qui aspire à jouer dans la cour des grands et qui, faut-il le dire, en a les moyens, de tirer toutes les leçons de cette débâcle. Et la principale leçon que les Lions de l'Atlas devraient retenir, est qu'il ne faut pas rater sa première sortie dans une compétition de ce niveau et qu'il ne faut, à aucun moment, baisser la garde pendant les 90 minutes que dure un match de football. Il y a donc nécessité de revoir une fois de plus la préparation des équipes africaines devant prendre part au Mondial, si le continent ne veut pas continuer à faire de la figuration.

En tout état de cause, le Maroc a encore un honneur à laver face à l'Espagne, lors de la dernière journée de ce groupe B. Gageons donc que Hervé Renard, qui a quand même fait ses preuves, saura trouver les astuces nécessaires pour permettre à ses poulains de quitter la Russie la tête haute.

Par Rominique Makaya

Les deux pays, avec le même nombre de points et le même goal average à l'issue de la première journée, vont disputer la première place de leur poule, le 24 juin.

Le principal enjeu du match Sénégal-Japon n'est autre que le ticket pour les huitièmes de finale du groupe H. Les Lions de la Teranga ont trois points après leur victoire face à la Pologne 2-1, lors de la première journée. Leur futur adversaire pour la deuxième journée, le Japon, a réalisé le même exploit devant la Colombie. Sénégalais et Japonais sont donc coleaders de la poule H. La confrontation de dimanche prochain pourra les départager en cas de victoire de l'une ou l'autre équipe. Si le Sénégal s'impose, il totalisera six points qui lui ouvriront les portes du second tour. Même chose au cas où le Japon l'emporterait. Le score nul n'est pas exclu. Dans ce cas de figure, le suspense se poursuivra jusqu'à la dernière journée de cette phase de poule. La Pologne et la Colombie, qui ont perdu leur premier match, occupent les deux dernières places de ce groupe.

En rappel, pour ce mondial Russie 2018, le Japon est à sa sixième participation avec pour meilleure performance, les huitièmes de finale. Le pays du Soleil-levant a atteint cette étape de la compétition en 2002, lors du mondial co-organisé avec la Corée du Sud, puis en 2010 en Afrique du Sud. Au mondial 2014, le Japon a été éliminé dès le premier tour.

En face, le Sénégal n'est qu'à sa deuxième participation. La toute première est celle brillamment réussie en 2002 au Japon même. Les Lions de la Teranga avaient atteint les quarts de finale cette année-là, après avoir battu la France, championne du monde en titre, en match d'ouverture 1-0. Pour ce mondial de Russie, la victoire du Sénégal sur le Japon soulagera tout le continent africain qui aura un représentant au second tour. Seulement, rien n'est joué d'avance. Les deux équipes ont chacune leur mot à dire.

Par Nestor N'gampoula

Le projet ambitieux dont le coup d'envoi a été donné le 19 juin, à Rabat, vise à stimuler les investissements dans les pays d'Afrique et ceux du voisinage de l'organisation continentale européenne.

Dénommé Plan d'investissement extérieur (PIE), le projet lancé officiellement par la Commission européenne « va au-delà de l'aide au développement classique ». Il est destiné à « soutenir les investissements durables de manière intégrée autour d'une approche novatrice globale qui complète la panoplie d'instruments de notre coopération au développement et renforce ses effets sur le terrain », a expliqué Michael Kohler, directeur du voisinage Sud, de la direction générale de la politique européenne de voisinage et des négociations d'élargissement.

D'après la Commission de l'Union européenne (UE) et pour remplir ses missions, le PIE aura recours à une nouvelle génération d'instruments financiers tels que des garanties, des instruments de partage des risques ainsi qu'une éventuelle combinaison de subventions et de prêts pour les projets de développement durable. Et le nouveau Fonds européen pour le développement durable aura aussi un rôle majeur à jouer dans le projet. Il viendra notamment appuyer financièrement le PIE en mobilisant des financements supplémentaires provenant du secteur privé. Le but est d'encourager les investisseurs à s'engager dans les pays d'Afrique et du voisinage de l'UE, vers lesquels ils n'ont pas l'habitude de se tourner, notamment lorsque certaines situations sont plus risquées que d'autres.

Dans le cadre du PIE, les investissements viseront principalement à soutenir les petites et moyennes entreprises, la micro-finance et les projets de création d'emploi. Les financements tendront également à améliorer les infrastructures sociales et économiques ainsi que les services de proximité.

Par Karim Ben Said

Quant à la déclaration d'intérêts, elle concerne principalement les activités rémunérées qu'exerce la personne concernée par la déclaration et son conjoint, tout au long des deux années qui ont précédé la déclaration. Ils devront également déclarer s'ils siègent dans des conseils d'administration ou dans les instances dirigeantes d'entreprises privées, d'associations, de partis ou d'organisations gouvernementales ou non gouvernementales. Le projet de loi englobe également l'ensemble des cadeaux reçus tout au long des deux années précédant la déclaration. Un décret gouvernemental définira un modèle de déclaration et le seuil minimum de la valeur du patrimoine et des cadeaux qui doivent être déclarés, et ce, après consultation de l'Instance de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption.

De la compétence de l'Instance de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption

A l'exception des déclarations de ses propres membres qui bénéficient des prérogatives de la police judiciaire et qui déclarent leur patrimoine auprès de la Cour des comptes, c'est l'Instance de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption qui reçoit les déclarations et a la compétence d'enquêter sur ces déclarations. L'instance se charge de détecter les cas de corruption dans les secteurs privé et public et de mener les enquêtes d'investigation. Une fois l'enquête achevée, l'instance peut transférer les dossiers aux autorités compétentes.

Par ailleurs, le projet de loi fait la différence entre les catégories de personnes citées dans l'article 11 de la Constitution et celles citées par le projet de loi actuel. En effet, seules les catégories citées par l'article 11 feront l'objet d'une opération systématique de contrôle de la véracité des informations fournies dans les déclarations ; pour les autres, l'instance opérera par "sondage" conformément au programme de travail de l'instance. Les personnes concernées par les déclarations doivent renouveler l'exercice tous les trois ans, au cas où elles garderaient les mêmes postes. Le projet de loi prévoit même plusieurs sanctions contre ceux qui rechignent à remplir les déclarations. Le refus de remplir les déclarations peut conduire à l'amputation des deux tiers du salaire.

A la fin de leurs missions, ces mêmes personnes devront bien évidemment refaire une nouvelle déclaration, dès la fin de leur mandat ou mission, pour quelque raison que ce soit.

Un bémol : pas de publication

Le projet de loi ne s'inscrit toutefois pas dans la tendance de la transparence totale et tend à protéger ce qu'il considère être "des données personnelles" (Il s'agit d'ailleurs du principal point de discorde entre les membres de la commission de législation générale et les ONG). Le projet de loi propose de punir sévèrement toute personne qui fera "fuiter" les déclarations de patrimoine et d'intérêt. Les ONG comme Al Bawsala ou Barr El Aman, considèrent que cet article est un bémol qui atténue considérablement la portée du projet de loi. "Sans publication, rien, absolument rien ne changera», avait même affirmé Mohamed Haddad, de l'association Barr El Amen.

Le projet de loi définit le conflit d'intérêts dans le secteur public comme étant toute situation dans laquelle la personne déclarante possède un intérêt personnel direct ou indirect qui influence ou pourrait influencer son devoir. Le projet de loi dispose notamment qu'il est strictement interdit de cumuler certaines fonctions. Toute personne qui se retrouve dans une situation où il y aurait éventuellement un conflit d'intérêts est tenue d'informer la hiérarchie et de s'abstenir de prendre des décisions dans le dossier en question. De plus, les détenteurs d'actions ou autres participations dans des entreprises devront en confier la gestion à d'autres personnes, dans un délai de deux mois après leur prise de fonction.

Le projet de loi s'appuie, dans sa définition de l'enrichissement illicite, sur la convention onusienne de lutte contre la corruption, qui l'assimile à toute " augmentation substantielle du patrimoine d'un agent public que celui-ci ne peut raisonnablement justifier par rapport à ses revenus légitimes". Le projet de loi précise que les personnes devenues riches du jour au lendemain sont passibles de 5 ans de prison et d'une amende égale au montant de l'enrichissement illicite.

Rendre à César

Le projet de loi est discuté en plénière depuis hier dans le cadre du débat général et plusieurs députés ont appuyé les recommandations des ONG relatives à la publication des déclarations. "C'est justement l'occasion de légitimer les fortunes acquises à la sueur du front, lance Bochra Belhaj Hamida. Avec la publication des patrimoines, le Tunisien commencera à faire la différence entre les fortunes légitimes et les fortunes illégitimes". De son côté, Ahmed Seddik, président du groupe parlementaire du Front Populaire, qui souhaite lui aussi une transparence totale du patrimoine, met en garde contre la tentation du gouvernement, à travers les décrets, de vider le projet de son sens.

Pour sa part, Hager Ben Cheikh Ahmed (Bloc allégeance à la patrie) défend l'idée d'une "confiance en les institutions" sans "diffamation et dénigrement". Pour elle, tant que l'instance constitutionnelle s'en saisit, pourquoi rendre tout cela public ? "Dans un contexte de danger terroriste, la publication du patrimoine de hauts responsable serait une incitation à la violence", a déclaré en pleine séance la députée Hager Ben Cheikh Ahmed. La commission de consensus (commission informelle du parlement) se réunira aujourd'hui, afin de s'entendre sur certains articles et éviter les blocages lors du vote.

La Rolex de la ministre

A l'heure où l'Assemblée discute l'important projet de lutte contre l'enrichissement illicite, l'organisation I Watch (antenne de l'ONG Transparency international) jette un pavé dans la mare en demandant à la ministre des Sports, Majdouline Cherni, de révéler le prix d'une montre qui semble être de la prestigieuse marque "Rolex", avec laquelle la ministre est apparue lors d'une émission sur la radio Express FM. L'ONG demande également à la ministre d'expliquer, publiquement, comment elle a pu s'offrir une telle montre dont la valeur s'élèverait, selon I Watch, à 11.000 dollars.

La demande a été déposée officiellement auprès du ministère de la Jeunesse et des Sports. L'organisation considère qu'il ne s'agit aucunement de données personnelles, mais bien d'informations liées à la vie publique, conformément à la loi 2004 relative à la protection des données personnelles. K.B.S.

communiqué de presse

Le Budget National de Maurice pour 2018/19 annonce des réformes tant attendues pour le secteur du Global Business

Le Premier Ministre et Ministre des Finances et du Développement Economique, l’Honorable Pravind K Jugnauth a présenté son Budget National le 14 juin 2018 sous le thème « Continuer sur la voie de la transformation ». Le budget énumère en détail les réformes tant attendues touchant à l’harmonisation du régime fiscal des sociétés domestiques et celui des sociétés Global Business, et l’introduction de nouvelles exigences en matière de substance économique pour les sociétés Global Business. L’annonce de ces mesures vient mettre fin à une période de spéculation quant aux réformes fiscales applicables aux sociétés opérant dans le secteur Global Business. Elles ont pour but d’assurer que Maurice continue à adhérer aux meilleurs pratiques et standards en matière de fiscalité conformément aux dispositions de l’UE et de l’OCDE, tout en conservant un régime fiscal très compétitif.

Les principaux changements consistent en l’abolition du système de crédit d’impôt étranger (« Deemed Foreign Tax Credit ») applicable aux sociétés de Global Business et l’introduction d’un système d’exemption partielle pour certains types de revenu spécifiés. Avec les changements proposés, nous sommes d’avis qu’une société GBC1 dont les revenus proviennent de dividendes, d’intérêt et royalties de l’étranger, et de services financiers spécifiés ou d’activités de négoce ne subira aucun changement quant à sa position fiscale – i.e. elle continuera à bénéficier d’un taux maximum d’imposition effectif de 3%. Cependant elle devra satisfaire à des exigences renforcées en matière de substance économique à Maurice, dont les détails seront émis par la Financial Services Commission (FSC). Les plus-values continueront à être exemptes de taxe, alors que d’autres revenus de la GBC1 seront désormais imposés au taux de 15%.

Pour ce qui est du régime des GBC2 qui bénéficient actuellement d’une exemption totale de l’impôt, l’attribution de nouvelles licences ne se fera plus à partir de janvier 2019. Les dispositions de la loi ‘Income Tax Act’ applicables à ce type de régime seront revues en conséquence. Ceci représente un changement majeur dont la pleine portée reste à voir.

Grâce à des dispositions prévues en termes de sauvegarde (“grandfathering”), le régime actuel des sociétés Global Business restera en application jusqu’au 30 juin 2021 pour les sociétés dont la licence aura été émise avant le 16 octobre 2017.

Dans l’ensemble, nous accueillons favorablement les mesures annoncées dans le Budget concernant le secteur Global Business. Nous croyons fermement qu’elles contribueront à renforcer la réputation de la juridiction mauricienne comme un Centre Financier International pouvant démontrer une réelle substance économique. Depuis que le régime Global Business de Maurice avait été qualifié de régime fiscal dommageable par l’OCDE, Maurice s’était engagé à prendre les mesures adéquates afin de satisfaire aux exigences de l’OCDE. Il était donc inévitable qu’à un moment ces reformes seraient devenues nécessaires. Le défi consistait à élaborer un régime fiscal qui respecte les normes et standards internationaux tout en demeurant attractif pour les investisseurs. Nous sommes d’avis que les changements proposés devraient apaiser les craintes de l’OCDE concernant la juridiction. Maurice demeure un centre financier international responsable et bien règlementé et, plus que jamais, déterminé à mettre en place un écosystème favorable à l’investissement.

Nous résumons ci-après les principaux changements relatifs au secteur Global Business de même que certaines nouvelles mesures annoncées:

Changements touchant le secteur Global Business

•    Crédit d’Impôt Etranger (“Deemed Foreign Tax Credit”). Le régime de Crédit d’Impôt Etranger accessible aux sociétés détentrices d’une   licence Global Business de Catégorie 1 sera aboli à compter du 31 décembre 2018. Ceci implique que les sociétés ne pourront plus se prévaloir d’un taux d’imposition effectif de 3% sur leurs revenus de source étrangère.

• Régime d’Exemption Partielle: Le Régime d’Exemption Partielle sera introduit selon lequel 80% du revenu spécifié sera exempté de l’impôt. Cette exemption sera accordée à toutes les sociétés à Maurice, à l’exclusion des banques, et sera applicable aux revenus suivants :

o   dividendes et profits de source étrangère attribuables   à   un établissement permanent étranger ;

o   intérêt et royalties; et

o   revenu découlant de services financiers spécifiés

•   Activités de Négoce International : l’impôt sur les sociétés de 3% applicable aux profits de toute société engagée dans l’exportation de biens sera étendu aux activités de négoce international effectuées par les sociétés.

• Exigences renforcées en matière de substance économique: Les sociétés détentrices d’une licence de la FSC et souhaitant se prévaloir de l’exemption partielle devront satisfaire à des exigences d’activités prédéterminées de la FSC en matière de substance économique.

•   Le Régime de Crédit: Le système existant de crédit pour non-double imposition continuera à s’appliquer dans les cas où l’exemption partielle ne sera pas applicable.

•   GBC2: De nouvelles licences GBC2 ne seront plus émises à partir de janvier 2019 et les dispositions de la loi ‘Income Tax Act’ relative à ce régime seront revues en conséquence.

•   Clause de sauvegarde (“Grandfathering”) : Le régime actuel restera valide jusqu’au 30 juin 2021 pour les sociétés ayant obtenu leur licence avant le 16 octobre 2017.

Attirer Individus à Revenus Elevés

Le Economic Development Board (EDB) aura la responsabilité de faire appliquer 2 nouvelles dispositions pour attirer à Maurice des Personnes à Haut Revenu satisfaisant aux exigences de diligence requise et à des critères définis :

• La première concerne la possibilité aux personnes de nationalité étrangère d’obtenir la nationalité mauricienne à la condition de verser une contribution non-remboursable d’un million de $US à un Fond Souverain de Maurice. Pour le conjoint et personnes à charge, la contribution sera de 100,000 $US pour chaque membre de la famille.

• La seconde rendra possible l’obtention d’un passeport mauricien à condition que la personne de nationalité étrangère fasse une contribution de 500,000 $US au Fond Souverain de Maurice. Pour le conjoint et personnes à charge, une contribution additionnelle de 50,000 $US sera requise par passeport.

Un nouvel ensemble de mesures fiscales et non-fiscales sera aussi mis en place pour attirer les étrangers à la retraite. En sus du droit d’acquisition d’un appartement (dans un complexe rez-de-chaussée + 2, investissement de Rs 6 million minimum), les acheteurs seront exemptés du paiement des droits de douane sur l’importation d’effets personnels jusqu’à un montant de Rs 2 million).

Refonte du Régime de Port Franc

Le régime de Port Franc sera amendé, notamment pour ce qui est des principales mesures suivantes :      

• L’exemption de l’impôt sur les sociétés accordée aux opérateurs et développeurs du port franc concernant les exportations de biens sera abolie ;

•   Le régime fiscal actuel restera en application jusqu’au 30 juin 2021 pour les sociétés ayant obtenu leur licence de port franc avant le 14 juin 2018 ;

•   La réparation et la maintenance d’équipements lourds seront désormais autorisées en tant qu’activités de port franc ;

• Un espace d’exposition pour des activités de chambre forte sera autorisé ;

•   Le plafond de 50% imposé sur les ventes sur le marché local ne sera plus applicable; et

•   Les activités manufacturières ne seront plus permises dans le port franc. Les sociétés manufacturières actuelles bénéficieront d’une période de transition.

Suite à ces changements, nous pouvons nous attendre à ce que les sociétés sous le régime de port franc soient imposées à un taux de 3% sur leurs profits découlant de l’exportation de biens.

Faire avancer la stratégie Afrique  

•     Une dispense fiscale de 5 ans sera introduite pour les sociétés mauriciennes collaborant avec le Mauritius Africa Fund pour le développement d’infrastructures localisées dans les Zones Economiques Spéciales (ZES) en Afrique. Cette dispense s’appliquera à des investissements en infrastructure dans les ZES   et pourront en bénéficier les développeurs de projet et institutions de financement de projet ;

•     Des facilités de garantie d’emprunt seront mises en place avec la collaboration de l’UE en soutien à l’investissement transfrontalier ; et

•     La SBM et le Mauritius Africa Fund ont mis sur pied un Fond pour l’Infrastructure et l’industrialisation en Afrique pour aider les investisseurs mauriciens dans l’exécution de leurs projets dans les ZES en Afrique.

Veuillez cliquer sur le bouton de téléchargement ci-dessous pour accéder au discours du budget 2018-2019 dans son intégralité:

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Nous serons heureux de discuter avec vous des mesures qui ont été annoncées et de leurs implications éventuelles sur votre structure à Maurice.

Pour toutes vos questions merci de me contacter par email à l’adresse suivante :This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it. ou de parler à votre contact habituel chez ABAX.

Fazeel Soyfoo

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Les Nations unies viennent de consacrer, mardi dernier, la Journée internationale des envois de fonds à la famille sur initiative du Fonds international de développement agricole (Fida).

En 2017, 200 millions de travailleurs émigrés ont envoyé 481 milliards de dollars Us vers des pays tributaires de ces transferts, dont 466 milliards de dollars Us en direction de pays en développement, contribuant ainsi à soutenir quelques 800 millions de personnes dans le monde. Selon un communiqué du Fonds international de développement agricole (Fida), ce volume représente plus de trois fois le montant annuel de l'aide publique au développement.

Selon les estimations de ce Fonds, 6.500 milliards de dollars Us seront ainsi envoyés vers les pays en développement entre 2015 et 2030, et le nombre d'expéditeurs et de destinataires concernés dépassera un milliard. « Près de la moitié de ces fonds seront envoyés vers des zones rurales, où la pauvreté et la faim sont les plus aiguës », précise le document.

D'après le Fida, les familles bénéficiaires dépensent environ 75% des fonds envoyés pour satisfaire des besoins élémentaires. La même source précise que les 25% restants, soit plus de 100 milliards de dollars Us, pourraient être investis dans des actifs financiers et physiques comme de l'épargne ou la création de petites entreprises qui aideraient ces familles à construire leur avenir.

On estime que 20 milliards de dollars Us supplémentaires seraient disponibles pour les familles dans les pays en développement si la cible de 3% de frais fixée par la communauté internationale dans l'objectif de développement durable n°10, réduire les inégalités, était atteinte, précise la note.

« Si elles disposent d'options de placement appropriées, adaptées à leurs circonstances et objectifs, les familles destinataires investiront davantage et deviendront des agents du changement au sein de leur communauté », a déclaré le président du Fida, Gilbert F. Houngbo. M. Houngbo.

Selon Pedro De Vasconcelos, spécialiste supérieur des envois de fonds au Fida, les technologies mobiles et les monnaies numériques pourraient radicalement transformer ces marchés en réduisant le coût et le temps exigés par les envois de fonds, en particulier vers les zones rurales.

C'est dans cette perspective que l'Assemblée générale de l'Onu a adopté, mardi passé, la résolution consacrant la Journée internationale des envois de fonds à la famille, sur initiative du Conseil des gouverneurs du Fida.

Pour Gilbert F. Houngbo, président du Fida, la résolution met en lumière le fait que les envois de fonds jouent un rôle essentiel dans le développement durable.

Lors de la célébration de cette journée le 16 juin passé, M. Houngbo a appelé « à poursuivre la mobilisation pour que les familles recevant des fonds de travailleurs émigrés construisent, pour elles-mêmes et leur communauté, un avenir durable ».

En mai, à Kuala Lumpur, plus de 400 décideurs, représentant les secteurs public et privé, la société civile et le Fida, ont assisté au Forum mondial sur les transferts d'argent, l'investissement et le développement. Ils ont formulé des recommandations visant à faire des envois de fonds un véritable moteur de développement.

Voilà plus d'une dizaine d'années que le Fida s'emploie à accroître l'incidence des envois de fonds sur le développement à travers des projets innovants dans plus de 45 pays.

Luanda — Le Président de la République, João Lourenço, a déclaré mardi que les Technologies d'Information et Communication (TIC) pouvait dynamiser le développement durable du pays et améliorer le climat d'affaires.

João Lourenço qui a tenu ces propos à l'ouverture du Forum sur le Technologie d'Information qui se déroule à Luanda jusque jeudi croit que les TIC peuvent également contribuer à l'inclusion économique, la reforme de l'Etat, la bonne gouvernementale, la modernisation et la lenteur dans l'administration de service public, ainsi que le surgissement de l'économique digitale et du gouvernement électronique.

« Il est impossible de penser à l'avenir de toute entreprise, institution ou pays sans un réseau extensif de télécommunications, moderne et efficient », a-t-il dit.

Le Chef de l'Etat a réaffirmé le choix du Gouvernement dans la promotion et le développement durables des services de télécommunications pour satisfaire les besoins primaires de la population, des entreprises et des usagers sur tout le territoire national.

Le numéro un angolais a parlé d'une politique de télécommunications orientée vers la création des bases d'une nouvelle structure du marché qui explore les potentialités des TIC dans les domaines économique, social, culture et environnemental.

Selon lui, le défi de l'Angola est de transformer les télécommunications à un élément canalisateur de développement, et harmoniser le système avec les pays voisins et avec le monde pour éviter l'exclusion technologique.

Il a reconnu le rôle des TIC dans la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, et a mis en relief les progrès de l'Angola dans la croissante amélioration qualitative de la couverture nationale.

L'intention du Gouvernement, a-t-il dit, est de continuer à investir dans les projets structurants et inducteurs comme infrastructures de haut débit basée dans la fibre optique et de transmission par satellite dans le cadre d'Angosat.

Il a valorisé l'usage du câble sous-marin du projet « Angola Cable » qui lie le pays au reste du monde ainsi que la création de l'industrie et du marché de télédiffusion dans le cadre de la stratégie de migration digitale.

Par Ibrahima Diallo

Dakar accueille, à partir de ce mardi, la 21ème Session de la Commission des forêts et de la faune sauvage pour l'Afrique (CFFSA) et la 5ème Semaine africaine des forêts et de la faune sauvage (SAFFS). Ces deux rencontre se tiennent du 19 au 23 juin 2018, avec comme le thème: «Restaurer les forêts, les paysages et la faune sauvage : Libérer les opportunités pour un développement durable en Afrique».

Les acteurs de la forêt et de la faune sauvage de l'Afrique sont en conclave à Dakar pendant 5 jours, pour échanger sur les approches et les initiatives de gestion durable et de restauration des forêts, des paysages et de la faune sauvage pour booster l'atteinte des Objectifs de développement durable à l'horizon 2030.

C'est dans le cadre de la 21ème Session de la Commission des forêts et de la faune sauvage pour l'Afrique (CFFSA) et la 5ème Semaine africaine des forêts et de la faune sauvage (SAFFS) que le Sénégal accueille, du 19 au 23 juin 2018, sous le thème «Restaurer les forêts, les paysages et la faune sauvage: Libérer les opportunités pour un développement durable en Afrique».

Ces deux évènements, à l'initiative de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), en étroite collaboration avec le ministère de l'Environnement et du Développement durable (MEDD) du Sénégal, réuniront au King Fahd Palace près de 200 participants venant de 35 pays et d'une trentaine d'organisations régionales et internationales, informe un avis de la FAO aux média.

Selon cette source, l'objectif de la 21ème Session de la CFFSA et de la 5ème SAFFS est de favoriser une meilleure reconnaissance du rôle clé des forêts, des paysages et de la faune sauvage dans l'atteinte d'un développement durable au niveau national et régional.

Ces rencontres permettront de créer des synergies pour une dynamique renouvelée et une collaboration africaine dans le domaine des forêts et de la faune sauvage mais aussi d'accélérer la mise en œuvre de l'Agenda 2030 dans la région, en particulier les Objectifs de développement durable (ODD) notamment l'ODD 15: Vie terrestre.

Ces deux rencontres seront aussi une tribune pour présenter les réalisations et les leçons tirées des initiatives et des programmes en cours menés par les pays membres, y compris le Sénégal, la FAO, les Communautés économiques régionales et les partenaires, dans les secteurs des forêts et de la faune sauvage en Afrique.

Elles donneront l'occasion de discuter et de convenir des perspectives tirant parti des opportunités fournies par les mécanismes de financement et les partenariats tels que le Fonds vert pour le climat, le Fonds pour l'environnement mondial (FEM-7) et ses programmes d'impact, l'Initiative de la Grande Muraille Verte de l'Union africaine et l'Initiative de Restauration des Paysages en Afrique (AFR100), précise-t-on dans le document.

Le conclave de Dakar coïncide avec la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse qui sera commémorée, ici à Dakar, avec les pays africains, les partenaires et les communautés locales (au lieu du 17 juin 2018).

Ainsi, après l'ouverture des travaux ce mardi matin 19 juin, il est prévu, entre autres, le mercredi 20 juin deux évènements de la 5ème SAFFS: un sur le thème «Déployer la Grande Muraille Verte africaine: Acquis et perspectives», le matin, et la célébration de cette journée de lutte contre la désertification dans la forêt de Mbao, dans l'après-midi.

Bambey (Diourbel) — Un forum international sur les objectifs du développement durable (ODD) s'est ouvert mercredi à l'Université Alioune Diop (UADB) de Bambey (Diourbel), a constaté l'APS.

"Cette rencontre est une initiative importante, une contribution sans aucun doute majeure pour le développement durable de notre pays et de l'Afrique", a indiqué le professeur Amadou Tidiane Gaye, directeur de la recherche et de l'innovation au ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation.

Représentant son ministre de tutelle, le professeur Gaye a saisi l'occasion pour rappeler les orientations stratégiques fondamentales devant permettre de faire de l'Université sénégalaise une "université du futur".

"Nos établissements d'enseignement supérieur et de recherche sont appelés impérativement à jouer un plus grand rôle dans la production des connaissances, leur transmission efficace, le développement d'innovations pour la création d'entreprise et d'emplois, afin de répondre aux exigences de développement économique durable" a expliqué M. Gaye.

Les participants à ce forum viennent du Réseau des solutions pour le Développement durable pour le Sahel (SDSN), du Millénium Promise (MP), de l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD), de l'Institut Hydro-Quebec en Environnement Développement et Société de l'Université Laval, etc.

"Le rôle de l'Université concernant les ODD, c'est de les intégrer dans les trois missions de l'Université moderne que sont la formation, la recherche et le service à la communauté" a, pour sa part, déclaré le professeur Lamine Guèye, Recteur de l'UADB.

"Le forum international de Bambey sur les ODD est le reflet de l'ODD 17 relatif au partenariat. Il contribue au renforcement du partenariat de l'UADB au niveau national et dans le monde", a-t-il souligné.

Le Président de la commission scientifique du forum, le professeur Mouhamadou Mawloud Diakhaté s'est réjoui du positionnement de l'UADB comme Université de développement, inscrit dans le cadre de la redéfinition des rapports entre la Science et la Société.

"L'intérêt manifesté par l'UADB face à la problématique du développement durable est un défi porté à l'imaginaire, c'est également un appel à la prévision, à savoir maitriser l'incertitude de l'avenir et se donner les moyens de revoir les termes de la dialectique Homme/Nature", a dit M. Diakhaté.

Birahim Bouna Niang, Doyen de la faculté des Sciences économiques et de gestion de l'UCAD et président de SDSN Sahel a estimé que parmi les défis à relever pour réaliser un programme aussi ambitieux , on retrouve la question du financement.

Selon lui, "les estimations des Nations Unies pour la réalisation des ODD requiert la mobilisation de plus de 5000 milliards de dollars américains par an".

"Même si les pays développés arrivent à tenir leurs engagements en consacrant 0,7% de leur PNB à l'aide au développement, celle-ci ne couvrirait pas plus du quinzième des besoins" a estimé Birahim Bouna Niang.

Me Ousmane Sèye, vice-président du Haut Conseil des Collectivités térritoriales a, quant à lui, indiqué que les conclusions des travaux du forum seront portées à la connaissance du président de la République avec avis et conseils de son institution.

Au Niger, l'opposant Hama Amadou vient de perdre son statut de député selon une décision de la Cour constitutionnelle le rendant désormais inéligible.

Hama Amadou, condamné par contumace à un an d'emprisonnement dans une affaire de trafic de bébés, est toujours en exil en France.

C'est sur une requête sur le Parlement que la Cour constitutionnelle a été saisie afin de constater la déchéance de Hama Amadou de son siège de député. Depuis ce mardi matin, c'est chose faite : l'arrêt numéro 4 rendu par la plus haute juridiction constate que Hama Amadou est déchu de sa qualité de député.

En termes clairs selon la Cour, il sera remplacé par son suppléant. L'arrêt de la Cour précise que Hama Amadou se trouve frappé d'une condamnation emportant déchéance et, de ce fait, déchu de plein droit de sa qualité de membre de l'Assemblée nationale.

En mars 2017, la chambre correctionnelle de la cour d'appel a déclaré coupable Hama Amadou. Et il y a deux mois, la Cour de cassation a confirmé sa condamnation à un an d'emprisonnement ferme.

Selon plusieurs sources, du fait de cette condamnation définitive, le casier judiciaire de Hama Amadou n'est donc plus vierge.

A moins d'être réhabilité, précise une autre source, Hama Amadou ne pourra plus se présenter aux élections municipales, législatives ou présidentielles, ce qui sera un coup très dur pour l'opposant.

Hama Amadou est le second député à perdre son siège. Il y a deux mois de cela, l'ex-ministre Abdou Labo avait également perdu son siège après sa condamnation d'un d'emprisonnement ferme pour la même affaire de supposition d'enfant.

L'Erythrée et l'Ethiopie sont en froid depuis une vingtaine d'années à cause d'un différend frontalier. Mais dernièrement, Addis-Abeba a tendu la main à Asmara pour tenter de résoudre cette crise. Une geste d'apaisement auquel l'Erythrée vient de répondre en annonçant l'envoi d'une délégation.

Entre l'Erythrée et l'Ethiopie, ce n'est plus la guerre, mais ce n'est pas pour autant la paix. Le conflit frontalier entre les deux pays a fait plusieurs dizaines de milliers de morts à la fin des années 1990, et les relations entre les deux voisins ont, jusqu'à maintenant, été tendues. Mais un rapprochement se dessine entre les deux capitales.

L'Ethiopie a annoncé, début juin, qu'elle pourrait se conformer à une décision de la Cour permanente d'arbitrage, qui a tranché en faveur de l'Erythrée en 2002. Et ce mardi matin, dans un discours à l'occasion de la journée des martyrs, le président Issayas Afewerki a annoncé l'envoi d'une délégation érythréenne à Addis-Abeba. Son objectif sera « d'évaluer directement et en profondeur les développements actuels » et « d'établir un plan en vue d'une action continue à l'avenir ».

Le numéro un érythréen s'est félicité des « signaux positifs » émanant de son voisin. Il a souligné que les Erythréens, comme leurs Ethiopiens, apprécient « de vivre en paix et en harmonie ». Mais pour l'instant, la ville frontalière de Badmé, une ville érythréenne selon la justice internationale, reste occupée par l'Ethiopie.

Par Kader Patrick Karantao

En République démocratique du Congo (RDC), il ne fait pas bon être opposant au régime de Joseph Kabila. Tous ceux qui réclament à cor et à cri le départ du président hors mandat depuis fin décembre 2016, courent à leur perte. A plus forte raison constituer la principale menace du pouvoir comme l'homme d'affaires de 53 ans, Moïse Katumbi, qui semble devenu l'ennemi public N°1.

Depuis que l'ex-gouverneur de la riche et vaste province du Katanga, tombé en disgrâce, a dévoilé ses ambitions présidentielles, il s'est attiré en permanence les foudres du chef de l'Etat congolais. Il y a de quoi faire trembler le camp d'en-face, puisqu'il est la seule personnalité à pouvoir défaire Kabila dans les urnes.

Sans doute, à cause de ses soutiens divers, au sein du petit peuple, des investisseurs étrangers et des chancelleries occidentales. Tout est alors mis en œuvre pour casser Katumbi, même au-delà des frontières. Malgré son exil forcé en Europe, l'opposant tant redouté continue de recevoir des coups du pouvoir de Kabila.

C'est à croire qu'il est régulièrement «pilonné» comme une cible. Sa récente brève interpellation à Bruxelles pour une affaire de falsification de passeport laisse donc songeur, quand on connaît la haine que lui voue Kinshasa.

Les autorités congolaises, qui avaient refusé le nouveau passeport biométrique à Katumbi après l'annulation surprise de ceux semi-biométriques, ont annoncé, lundi 18 juin, l'ouverture d'une information judiciaire contre lui.

Alors que l'opposant qui hante les nuits de Kabila, crie à l'«acharnement continu» contre sa personne. Sa position peut être défendable quand on sait, dans quelles conditions, il a quitté son pays. Katumbi est parti sur la pointe des pieds, un procès pour «recrutement de mercenaires» collé au dos, et à la suite

d'une énième tentative d'empoisonnement qui a failli lui coûté la vie. Et c'est peu dire, que malgré tout, il ne vit pas la quiétude voulue à mille lieux de son pays. Le régime Kabila, déterminé à l'abattre, a continué à chercher des poux sur un crâne rasé.

S'il s'est tiré d'affaire dans la première accusation, laissant penser à un compromis difficilement admissible avec le pouvoir pour quitter la RDC d'après certains, Katumbi reste abonné aux ennuis judiciaires. Il a été condamné par contumace à trois ans de prison en juin 2016, pour « acquisition frauduleuse » d'un immeuble, qui appartenait à une famille grecque dans les années 70.

Ce dossier a été mis au goût du jour, grâce à la relance de la procédure par l'héritier de la bâtisse, Emmanouil Stoupis, en 2014. Mais les observateurs avisés de la scène politique congolaise n'ont pas tardé à se rendre compte, que l'affaire avait été montée de toutes pièces pour inquiéter l'opposant.

Aussi intriguant que cela puisse paraître, le plaignant avait le même avocat que le chef de l'Agence nationale de renseignement (ANR), Kalev Mutond, l'un des fidèles parmi les fidèles de Kabila. N'est-ce pas cette donne qui avait amené les évêques congolais, qui ont pris fait et cause pour l'alternance, à dénoncer une «mascarade» ?

Toujours est-il que Kabila est en très mauvaise posture, puisque les dispositions constitutionnelles ne plaident pas en sa faveur. Il a beau manœuvré pour se maintenir coûte que coûte aux affaires, mettant en œuvre tous les moyens en sa possession, son aventure a une issue incertaine.

Ce n'est pas en traquant les opposants qu'il va soigner son impopularité ou se refaire une légitimité. Il pourrait avoir même à déployer inutilement plus d'énergie, avec la libération de l'ex-seigneur de guerre, Jean-Pierre Bemba, à la Cour pénale internationale (CPI), autre potentiel menace. Kabila gagnerait, dans ces circonstances, à rentrer dans l'histoire par la grande porte et non à en sortir par la petite, comme il semble le faire.

Par Reema Tiwari-Meetoo

Les députés du Parti travailliste (PTr), du Mouvement militant mauricien (MMM) et du Parti mauricien social-démocrate (PMSD) ont tous fait un walk-out du Parlement ce mardi soir. Ils n'ont pas apprécié l'attitude du Deputy Speaker, Sanjeev Teeluckdharry, à leur égard, le trouvant partial.

Tout a commencé quand Alain Aliphon a commencé son discours. Des membres de l'opposition se sont mis à le critiquer. Faisant un jeu de mot sur son nom Aliphon, Aurore Perraud a même lancé : «Al fonn !»

L'élu de Beau-Bassin-Petite-Rivière, membre du Mouvement socialiste militant (MSM), a répondu à la députée du PMSD : «Mal élevée !» Malini Sewocksingh, autre députée bleue, s'est levée, en colère.

Le Parliamentary Private Secretary (PPS) a néanmoins poursuivi son discours sur des projets en cours dans diverses circonscriptions. A un moment, Aadil Ameer Meea s'est moqué de lui.

«Go get a life!»

Sanjeev Teeluckdharry a alors ordonné au député du MMM de quitter l'hémicycle. Le principal concerné a rétorqué : «Go get a life!» Les parlementaires du MMM et du PTr ont alors effectué un walk-out.

Le PPS a repris son discours. Au tour d'Adrien Duval de se mettre de la partie et de le taquiner. Rappelé à l'ordre, le député bleu a lancé, en parlant de Sanjeev Teeluckdharry : «Avoy li fer fout.» Sur ces entrefaites, les députés du PMSD ont fait un walk-out.

Dakar — Le service de parasitologie de l'hôpital Aristide Le Dantec de Dakar a procédé mercredi à la mise en service d'une nouvelle plateforme dotée d'une technologie capable de confirmer ou non toute infection bactérienne, virale, parasitaire ou autres.

La nouvelle technologie, appelée "Luminex Multiplex", permet de confirmer ou non, à partir d'un échantillon, les infections d'origine bactérienne, virale, parasitaire ou fongique, a expliqué le professeur Daouda Ndiaye, chef du service de parasitologie de l'hôpital Le Dantec.

"Avec cette technologie, il sera non seulement possible de confirmer toute infection récente ou ancienne, mais également de voir à partir d'un même échantillon, toute infection bactériale, virale, parasitaire, fongique et autres sur un patient", a-t-il déclaré.

La technologie "Luminex Multiplex" a été mise en place en collaboration avec le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) d'Atlanta, aux Etats-Unis, et le service de parasitologie-mycologie de la Faculté de médecine, pharmacie et ontologie de l'université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar.

Elle s'intègre à une "plateforme innovante de recherche sur le paludisme et les pathologies infectieuses" et devrait permettre au Sénégal de disposer de "l'élément qui manquait à travers le traçage du corps, mais aussi d'aller vers l'élimination du paludisme en 2030", a indiqué le professeur Ndiaye.

"Cette technique nouvelle qui a été mise en place récemment grâce au concours de CDC Atlanta, permet aujourd'hui de s'assurer" de la disponibilité de tout ce qu'il faut en matière de stratégies de recherche et de lutte pour l'élimination du paludisme, a-t-il indiqué.

En plus des outils déjà disponibles pour le diagnostic et le contrôle, le Sénégal dispose désormais d'une "technique de pointe" pour une meilleure maîtrise de la problématique du paludisme, a souligné le professeur Daouda Ndiaye.

"Nous savons aujourd'hui que nous détenons l'outil qu'il nous fallait pour pouvoir dire que sur 100 malades, s'il y a deux qui souffrent du paludisme, les 98 autres souffrent de telle ou telle autre infection", a-t-il poursuivi.

"A partir d'un seul échantillon d'un malade, il sera possible de détecter d'autres maladies qui n'ont rien avoir avec le paludisme", a pour sa part souligné le docteur Eric Rogier, formateur représentant le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies d'Atlanta.

Le docteur Rogier, insistant sur "la chance" que le Sénégal a de disposer d'une telle plateforme, affirme que ce nouvel outil va aider le ministère de la Santé et de la Prévention médicale à mieux contrôler le paludisme et d'autres maladies.

Dans le cadre de sa mise en service, une équipe américaine séjourne à Dakar jusqu'au 27 juin prochain, pour assurer la formation des chercheurs sénégalais de l'UCAD, de l'Institut de recherche pour le développement (IRD), de l'Institut Pasteur de Dakar et du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP).

ALGER- Plus de 200 jeunes porteurs d'idées innovantes issus de toutes les régions du pays et de la communauté algérienne établie à l'étranger, en plus de dix (10) startups, participeront les 26 et 27 juin au niveau de "Dounia Parc" à Alger à un "hackathon" (concours de solutions innovantes) et à une "startup compétition", ont indiqué les organisateurs.

"Le hackathon et la startup compétition, faisant partie du projet +smart city+ et de la Conférence internationale des villes intelligentes, auront lieu en parallèle avec la tenue du sommet international à Alger, avec la participation de centaines de jeunes qui vont concourir dans le développement d'idées innovantes en relation avec la smart city (assainissement d'eau, trafic routier énergie etc.)", a affirmé l'un des organisateurs de ces compétitions, Asia Zemir, dans une déclaration à l'APS.

Les deux finales du hackathon et de la startup compétition, organisées par la wilaya d'Alger en collaboration avec l'école nationale supérieure de l'informatique, auront lieu le 28 juin courant (deuxième jour du Sommet internationale des villes intelligentes) au niveau du centre international de conférence (CIC), a ajouté Mme Zemir, également rprésentante du Club scientifique de l'Ecole nationale supérieure de l'informatique.

Le Sommet internationale des villes intelligentes (prévu les 27 et 28 juin courant), unique en son genre en Algérie et dans les pays émergents, verra aussi la participation de 150 experts internationaux, incluant des sommités mondiales en technologie, finance, industrie et autres.

De nombreuses métropoles comme Paris, Séoul, Caracas, Kigali, San Francisco, Vancouver ou encore Londres, seront représentées par leurs décideurs et feront le déplacement à Alger pour ouvrir de potentielles voies de collaboration .

Les institutions et organisations internationales telles que la NASA, le forum économique Mondial, La Banque Islamique de Développement, la Banque Mondiale, les Nations Unies, ou encore les institutions universitaires, telles que le MIT ou l'Université de Toronto, ainsi que des acteurs technologiques de la Silicon Valley et d'autres hubs technologiques, se joindront également à ce sommet.

Par Oumar Kande

Pour contribuer à la gestion du stock post-récolte, le projet de laboratoire de l'innovation, de la transformation alimentaire et de la gestion post-récolte (Fpl) de l'Institut de technologie alimentaire (Ita) a réalisé de bons résultats. L'Ita, en collaboration avec des universités américaines, a pu réaliser une extrudeuse adaptée à la transformation des produits agricoles locaux et travaille à la mise au point de produits locaux à l'image des farines enrichies.

L'institut de technologie alimentaire(Ita) a tenu, hier, la rencontre annuelle du projet laboratoire de l'innovation, de la transformation alimentaire et de la gestion post-récolte (Fpl).

Ce projet est financé par l'Usaid. Lors de cette rencontre qui a vu la participation des universités américaines de Perdue, de Kansas, de Caroline du Nord, de l'Université de Pretoria de l'Afrique du Sud, d'Aldoret au Kenya, entres autres, le bilan à mi-parcours de ce projet a été fait.

Le directeur général de l'Ita, Dr Mamadou Amadou Seck, a rappelé que le projet Fpl travaille à la mise au point de produits de haute valeur ajoutée à l'image des farines enrichies pour contribuer à la gestion post-récolte de nos productions agricoles. Une composante importante car selon une étude de l'Usaid, la consommation nationale des farines infantiles s'élevait à 90.000 tonnes par an au Sénégal dont 90% étaient importées.

Il était ressorti aussi de cette étude que la préférence des consommateurs portait sur les farines enrichies instantanées qui étaient exclusivement importés. C'est sur cette base, selon M. Seck, que l'Ita a travaillé avec ses partenaires des universités étrangères sur la conception et la réalisation d'une extrudeuse adaptée à la transformation des produits agricoles locaux.

Ces farines instantanées sont aussi fortifiées avec d'autres matériaux végétaux locaux riches en micronutriments pour renforcer l'état nutritionnel et la santé des populations vulnérables.

Le directeur scientifique de l'Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra), Elhadji Traoré, a apprécié les résultats positifs de ce projet, quatre années après son lancement car, dit-il, les céréales constituent la base alimentaire des populations sénégalaises.

Dr Elhadji Traoré laisse entendre, dans ce sens, que le ministère de l'Agriculture et de l'Equipement rural, avec le projet des corridors céréaliers, a fait d'importants efforts pour améliorer la productivité et la production agricoles des principales cultures comme le riz, le mil, le sorgho et le maïs.

Cependant, regrette-t-il, d'importantes pertes quantitative et qualitative des produits sont enregistrées en post-récolte soit 20 à 50% de la production globale, à cause des mauvaises conditions de manutention et de stockage.

«C'est pourquoi, en collaboration avec les institutions de recherches, l'Isra conduit des recherches et des renforcements de capacités des acteurs pour la réduction des pertes post-récolte dans les départements de Vélingara et Kolda», explique le directeur scientifique de l'Isra, dans la mise en œuvre de ce projet Fpl de l'Ita.

Réduire les pertes agricoles

Le directeur de cabinet du ministre de l'Industrie et de la Petite et moyenne industrie, Pathé Ndiaye, a félicité l'Ita et ses partenaires qui ont permis la conception et la réalisation d'une extrudeuse adaptée à la transformation des produits agricoles locaux.

«C'est l'occasion, au nom du gouvernement du Sénégal, de remercier l'Usaid pour ces nombreuses actions d'appui au développement de notre pays, qui s'illustre encore par le financement de ce projet dans le Programme Feed the Feature. L'Usaid a contribué au programme de développement du Sénégal relatif à la sécurité alimentaire nutritionnelle des populations ainsi qu'à leur résilience», soutient M. Ndiaye.

Le conseiller du Premier ministre en Agriculture, Fallou Diémé, a indiqué que ce projet de l'Ita est en phase avec les objectifs du Pse dans le domaine de la production agricole et de la transformation alimentaire.

Pour lui, la mise en œuvre du projet laboratoire de l'innovation, de la transformation alimentaire et de la gestion post-récolte permettra de produire 50.000 tonnes de céréales pour près de 7 milliards de FCfa de revenus.

Pour cela, il est important, après les productions agricoles, de travailler sur la transformation de ces produits, car même si l'agriculture crée de nombreux emplois, ceux durables et les mieux rémunérés sont créés par l'industrie de la transformation agricole.

La Commission européenne soutient le Sommet sur l'innovation en Afrique (AIS), qui se déroule du 6 au 8 juin à Kigali au Rwanda. Le Sommet vise à créer un environnement propice à l'innovation en Afrique. C'est la preuve de la présence, récemment, de Mme Maria Cristina Russo au lancement du Sommet à Kigali en tant qu'invitée spéciale.

Mme Maria Cristina Russo est directrice de la Coopération internationale à la Direction générale recherche et innovation depuis juillet 2013. Elle est chargée de promouvoir la coopération en matière de recherche et d'innovation avec des partenaires internationaux afin de renforcer l'excellence scientifique et l'attractivité de l'UE ; favoriser sa compétitivité industrielle ; s'attaquer aux défis sociétaux mondiaux; et soutenir les politiques extérieures de l'UE, y compris le commerce, le développement et l'élargissement.

Pendant les trois jours du Sommet, la Commission européenne organise un atelier sur la création d'opportunités pour la coopération en matière d'innovation entre l'Afrique et l'Europe; et une journée de sensibilisation «Horizon 2020 Info Day» pour partager avec les participants les opportunités de financement pour la coopération entre l'Afrique et l'Europe à travers Horizon 2020.