Par Anoh Kouao

Des délégations officielles des États membres au niveau ministériel, comprenant des agences de promotion des investissements, participeront aux réunions d'affaires entre gouvernements.

Aujourd'hui, s'ouvre à Istanbul, la grande ville de Turquie, le tout-premier forum économique et d'affaires organisé conjointement par ce pays et la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao).

Ce rendez-vous vise à renforcer les liens économiques entre le pays de Recep Tayyip Erdogan et l'ensemble des 15 États de l'Afrique de l'Ouest. Il entend créer également des opportunités pour le commerce et l'investissement au bénéfice de ces deux espaces forts de plus de 410 millions d'habitants (Cedeao : environ 330 millions - Turquie : environ 80 millions).

Des délégations officielles des États membres au niveau ministériel, comprenant des agences de promotion des investissements, participeront aux réunions d'affaires entre gouvernements. C'est une opportunité de promouvoir des projets nationaux, selon une note de la Cedeao. Les hommes d'affaires, les associations du secteur privé évoluant dans les États membres et au niveau régional sont également attendus à ce forum qui s'intéresse, entre autres, à la construction routière, l'énergie, l'eau, le logement, l'agriculture, le tourisme, la banque et la finance.

Marcel de Souza, président de la Commission de la Cedeao, en fin de mandat, dirigera la délégation de la Communauté qui compte quinze pays membres. Près de mille entreprises sont attendues.

En prélude à cette importante rencontre, le Commissaire à l'industrie et à la promotion du secteur privé, Kalilou Traoré, avait conduit, début novembre 2017 à Istanbul, une délégation de la Cedeao à la 2e réunion préparatoire du présent forum.

La Turquie qui fait partie des plus grandes économies de la planète s'intéresse ces dernières années au renforcement de sa coopération économique avec l'Afrique. Après un voyage en 2015 dans la corne de l'Afrique, son Président, Recep Tayyip Edorgan, à la tête d'une forte délégation d'hommes d'affaires, avait effectué entre février et mars 2015, une visite au goût très économique dans quatre pays ouest-africains. Notamment en Côte d'Ivoire, au Ghana, au Nigeria puis en Guinée.

Au Mali encore deux soldats français ont été tués lors d'une opération de l'armée française mercredi 21 février. Le président de la République Emmanuel Macron a fait part de sa « très vive émotion » alors que la ministre des Armées, Florence Parly, « s'associe à la douleur des familles ». Un 3e soldat blessé a été transféré vers la base française de GAO. Cette attaque intervient à l'avant-veille de la réunion de Bruxelles pour le financement de la force conjointe du G5 Sahel, prévue à terme pour succéder à la force Barkhane. Vingt-deux soldats français ont été tués au Sahel depuis le début de l'opération Serval en 2013.

Selon nos informations, la patrouille de Barkhane a été victime d'une bombe artisanale alors qu'elle circulait à l'ouest de Menaka, probablement sur la RN 20, sur l'axe Anssongo-Menaka. L'état-major assure que les militaires français effectuaient une mission de contrôle de zone.

Depuis novembre, l'armée française essaye d'occuper le terrain, particulièrement dans la zone des trois frontières, Burkina, Mali, Niger. C'est déjà dans cette zone à la hauteur de la ville d'In Délimane qu'un blindé français avait été ciblé par une attaque au véhicule suicide le 11 janvier dernier, trois soldats avaient été blessés.

La zone où a eu lieu l'attaque est connue pour être un secteur où opèrent les hommes du mouvement EIGS, Etat islamique pour le Grand Sahara et plus au sud au Burkina le groupe Ansaru al-Islam. Pour l'heure l'attaque n'a pas été revendiquée.

Les deux jeunes soldats tués appartenaient au 1er régiment de Spahis de Valence. Selon l'EMA ils circulaient en Véhicule blindé léger (VBL), un engin très mobile conçu dans les années 1980, mais qui n'est pas à la norme MRAP (Mine Ambush Résistant Protected) qui garantit en principe une certaine résistance aux engins explosifs dissimulés dans le sol.

En 2016, quatre militaires français engagés dans des convois logistiques avaient été tués par ces mines artisanales, dans l'extrême nord du Mali, l'état-major avait ensuite décidé de déployer des moyens de détection et de déminages supplémentaires.

analyse Par D.t

« Les forces du mal » se sont encore manifestées dans le Nord-Est du Mali, plus précisément dans la région d'Indelimane, hier mercredi 21 février 2018, en posant une mine artisanale sur le chemin d'un convoi de militaires français de l'opération Barkhane. Deux des soldats à bord d'un véhicule blindé qui a heurté cette mine artisanale appelée par les spécialistes engin explosif improvisé (IED), sont morts et un est grièvement blessé.

A noter que c'est la deuxième fois qu'un convoi de l'opération Barkhane saute sur une mine, après celle de janvier dernier qui aura blessé trois soldats. Ce qui amène à dire que les terroristes qui écument la partie septentrionale du Mali, semblent adopter comme nouveau modus operandi, les attaques aux engins explosifs pour commettre leurs basses besognes.

Il est temps d'aller vite et bien

Dire que cette nouvelle attaque ciblant des soldats français engagés dans la guerre contre le terrorisme dans la zone du G5 Sahel intervient trois jours après le 54e sommet de Munich sur la sécurité et à seulement 48 heures de la table-ronde des bailleurs de fonds pour le financement de la force conjointe du G5 Sahel, prévue le 23 février prochain à Bruxelles. Il faut espérer donc que ce rendez-vous sera une réussite, afin d'accélérer l'opérationnalisation de cette force conjointe qui va permettre de renforcer les moyens humains et logistiques, tel que l'avait promis le "chef de guerre" Macron, lors de son séjour au Mali.

Sinon, que se passera-t-il si à l'issue de la rencontre de Bruxelles, les financements acquis se révèlent nettement insuffisants par rapport aux budgets concoctés par l'état-major de la force conjointe pour soutenir les opérations sur le terrain ? Il est donc temps d'aller vite et bien.

Rappelons que la force française Barkhane mobilise environ 4 000 militaires français déployées dans cinq pays du Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad).

Par Noël Ndong

La fondation Bill & Melinda Gates a indiqué qu'elle va contribuer à hauteur de 51,1 millions d'euros, dans le secteur de la santé en Afrique, via l'Union européenne (UE).

Il s'agit de contribuer à l'amélioration des investissements durables dans le continent. Cette initiative vise à attirer de nouveaux investisseurs privés en faveur de la réalisation des Objectifs de développement durable. Elle permettra également d'accélérer la montée en puissance des projets au mérite avéré. L'UE a salué ce soutien à ses efforts, en faveur du développement durable en Afrique. Quant à l'Union africaine, elle compte contribuer, à son tour, à hauteur de 50 millions d'euros.

"Un tiers des investissements étrangers directs en Afrique provient de l'UE; ce soutien contribue actuellement à la création d'emplois et à la croissance sur nos deux continents. Nous devons, toutefois, en faire davantage pour améliorer le climat des affaires et mettre en place une plateforme permettant aux innovateurs africains de se développer", a déclaré le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

Poursuivant : "Cela passe par la participation pleine et entière du secteur privé et du secteur philanthropique et je suis reconnaissant à la fondation Bill & Melinda Gates pour leur engagement, qui est des plus nécessaires. Il s'agit là d'un investissement dans notre avenir commun. Le partenariat entre l'Europe et l'Afrique est un partenariat dans lequel nous nous soutenons mutuellement pour créer de la prospérité et faire en sorte que la planète soit un espace de vie plus sûr, plus stable et plus durable".

Bill Gates a expliqué que " l'amélioration des résultats en matière de santé permet à une société de devenir plus prospère et plus productive. Même si bien des progrès ont été enregistrés en ce sens en Afrique sub-saharienne depuis l'an 2000, nous devons déployer davantage d'efforts encore pour encourager la recherche et l'innovation, en faveur des plus démunis".

Ce nouveau partenariat dans le domaine de la santé fait suite à une première initiative conjointe avec l'UE, annoncée en décembre 2017, lors du sommet "One Planet" organisé à Paris, visant à soutenir l'élaboration d'outils et de techniques, qui bénéficient aux petits exploitants agricoles, dans les pays en développement.

Dans le cadre de cette initiative, la Commission européenne apportera 270 millions d'euros et la fondation Bill & Melinda Gates 244,7 millions d'euros, pour financer la recherche agricole en vue d'aider les agriculteurs les plus défavorisés de la planète à mieux s'adapter aux conditions de culture de plus en plus difficiles induites par le changement climatique, a-t-on appris.

La France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne et d'autres États membres de l'UE prendront également part à ce programme.

Par Corneille Lubaki

Après les arrivées, au début de ce mois de février, des présidents Denis Sassou et Joao Lourenço, respectivement président du Congo-Brazza et de l'Angola, c'est le tour du président gabonais de fouler la terre de Lumumba.

Ali Bongo Odimba sera, ce jeudi 22 février 2018, face à Joseph Kabila afin de clôturer sa tournée qu'il effectue en sa qualité de numéro Un de la Communauté Economique des Etats d'Afrique Centrale, CEEAC. Déjà, Tout pousse à croire que l'économie nationale congolaise constituera le point capital de leurs échanges.

Cependant, face à la crise née de la non-tenue des élections en 2016 qui ronge le Congo-Kinshasa, il est indéniable que les questions électorales et sécuritaires ne seront pas exclues du menu de leurs discussions. Car, il est urgent que le pays de Lumumba arrive à asphyxier ladite impasse afin de connaitre son ascension. Alors, quelle sera la nature de leurs résolutions ? Là demeure la grande question. Toutefois, il reste qu'à attendre le communiqué final qui sanctionnera ces échanges.

Photo: @EmmanuelMacron

Les présidents Macron et Weah après le lancement de la "plateforme de transformation par le sport" sur l'Afrique

Le nouveau président du Liberia, Georges Weah, a choisi la France pour sa première visite officielle hors d'Afrique. Il a été reçu mercredi à l'Elysée par le chef de l'Etat français, Emmanuel Macron, en même temps que Didier Drogba er Kylian Mbappé, attaquant français d'origine camerounaise du PSG. Weah, Drogba et Mbappé ont déjeuné avec Macron pour soutenir des projets sportifs en Afrique. C'était aussi en présence des présidents de la Fédération française de foot (FFF) Noël Le Graët et de la Fifa Gianni Infantino.

La rencontre a été l'occasion pour le président français de lancer une « plateforme de transformation par le sport » en Afrique. Cette plateforme, en a croire, les echos.fr, sera dotée d'un budget initial de 15 millions d'euros, qui serviront à financer des projets à l'instar de la construction d'infrastructures, la fourniture d'équipements sportifs, des programmes de formation ou d'aides à la création d'entreprises. Estimant que c'est le football qui a permis de désarmer la jeunesse après la guerre civile au Liberia, Macron a indiqué que cette plateforme est une « façon de trouver un rôle dans la société, de reconstruire du respect, d'avoir de vrais héros ».

« Je vais mettre toute l'énergie possible pour aider au maximum », a déclaré Kylian Mbappé. « Le football est très puissant, parce qu'il permet de rassembler, d'unir les peuples », a souligné de son côté Didier Drogba qui compte aussi apporter son soutien au projet.

Tout en se disant fier de faire partie de ce projet, Gianni Infantino, le président de la Fifa, a fait savoir de son côté que « l'élection de George Weah à la présidence du Liberia a donné un nouvel élan à ce que le sport et le football en particulier peuvent faire pour l'éducation et le développement en Afrique ».

Les contours de la plateforme restent encore flous. Mais on sait qu'elle sera pilotée par l'Agence française de développement (AFD) et la Banque africaine de développement (BAD), avec le soutien de la Fifa.

En RDC, la décrispation politique évolue à pas de tortue. Ce jeudi matin, le 22 février, le ministre de la Justice a annoncé la libération de Huit Mulongo, l'ancien directeur de cabinet de Moïse Katumbi.

Huit Mulongo Kalonda va pouvoir sortir de prison. L'ancien directeur de cabinet de Moïse Katumbi, alors gouverneur du Katanga, « devra patienter, le temps que le document arrive à Lubumbashi pour bénéficier de sa libération conditionnelle ». C'est ce qu'a déclaré le ministre de la Justice.

Alexis Thambwe Mwamba a pris cette décision ce jeudi matin. Selon l'arrêté ministériel, « le détenu a fait preuve d'amendement pendant la durée de son incarcération ».

Arrêté depuis 2016 et condamné à trois ans pour détention d'arme de guerre, Huit Mulongo a été incarcéré à la prison centrale de Kasapa à Lubumbashi.

Il a perdu son épouse pendant cette période d'incarcération. Lui-même est très malade. « Il pourra alors aller se faire soigner partout où il voudra, au pays ou à l'étranger », a déclaré Alexis Thambwe Mwamba devant la presse.

Dans ce demi-finale, le Nigeria sera aux prises avec le Ghana. Un duel d'anglophones qui promet également à partir de 19h, au Parc des sports de Treichville (Abidjan).

Les Super Falcons qui n'ont pas encore joué sur leur valeur, partent favoris de cette rencontre avec les Black Queens. Pour bien d'observateurs, cette équipe nigériane a évolué frein en main.

Si tel est le cas, elle pourrait se lâcher face au Ghana. Surtout que des individualités se sont fait remarquées, avec Amiaat Yakubu, Jegede Joy et la virevoltante Rashed Ajibade lors des trois premiers matches.

Autrement dit, le Ghana n'a pas l'intention de se laisser conter cette rencontre. Pratiquant un football champagne, comme on aime voir, les Blacks Queens misent sur un collectif bien huilé, avec Janet Egyr de gala.

Milieu offensive haut comme trois pommes, Egyr a un cœur gros comme ça doublé d'une bonne lecture de jeu. C'est elle qui fait jouer les Queens qui ont cartonné le Niger (9-0) et le Burkina Faso (4-1). Le Nigéria est averti. Des matches à ne pas rater...

interview Par Abdoulaye Thiam

 Le président de la Fifa Gianni Infantino a réiteré son engagagement à reformer la gouvernance de la FIFA et poursuivre son programme de développement du football...

Le système VAR (Video Assistant Referee) sera utilisé pour la première fois dans un match de compétition africaine lors de la Super Coupe Total 2018 entre le Wydad Athletic Club de Casablanca...

Luanda — Cinquante athlètes et entraîneurs d'athlétisme et d'haltérophilie adaptés des pays de la CPLP ont débuté lundi, à Luanda, une formation appelée "Camp d'entraînement" qui se tient sous...

Dans l'autre match de la journée, le club organisateur l'a emporté face à la formation française Forest de la région marseillaise sur le score de 29-23.

Outre les quatre clubs cités, est présent...

Photo: allafrica

AllAfrica Women Agenda 2018

communiqué de presse Par Dieyna SENE

AllAfrica Women Agenda (AWA), fait désormais parti des initiatives d'AllAfrica Global Media pour consolider les acquis des années précédentes dans le sillage de « La réalisation de l'Egalité des Sexes et l'Autonomisation des Filles et des Femmes », un des dix-sept (17)  Objectifs du Développement Durable (ODD) adopté en Septembre 2015 par l'Assemblée Générale des Nations Unis.

C'est ainsi que le Groupe AllAfrica Global Medias compte innover à partir de cette année, dans sa manière de célébrer la Femme Africaine. Le 5 Mars 2018 se tient à Abidjan, en Côte d'Ivoire, un forum de Haut Niveau sur « L'Autonomisation Economique des Femmes et l'Accès à l'Education des Filles dans le Monde Rural », renseigne un communiqué parvenu à notre rédaction.

A sa manière, cette plateforme d'informations générales sur l'Afrique, entend réitérer sa forte implication dans le développement communautaire, principalement celui des filles et femmes africaines.

Selon toujours le document, pour cette  édition, l'évènement sera exceptionnellement organisé trois (03) jours avant la Journée du 08 Mars. Elle verra la participation de hautes personnalités africaines de la vie politique, économique et sociale qui œuvrent pour la cause féminine.

En savoir plus

  • AllAfrica Global Media célèbre la Femme Africaine à Abidjan

    Allafrica Global Media pose ses baluchons le 5 mars à Abidjan pour célébrer la femme africaine

    AllAfrica Global Media lance AWA pour célébrer la Femme Africaine

    Célébration de la femme africaine - AllAfrica Women Agenda sera lancé en mars prochain à Abidjan

    AllAfrica Global Media célèbre la Femme Africaine à Abidjan

Avec trois objectifs principaux, la rencontre d'Abidjan  s'est assignée d'abord, de mobiliser les parties prenantes, en particulier les organisations de défense des droits des femmes et les femmes elles-mêmes, au niveau local et accroître la sensibilisation.

Ensuite elle compte remobiliser les partenaires, générer des promesses d'action et évaluer l'impact de l'éducation des filles et des femmes en milieu rural sur leur autonomisation.

Enfin, l'occasion sera donnée à Abidjan de démontrer un leadership et un engagement de haut niveau pour d'une part, fixer des priorités d'action, et d'autre part d'indiquer les voies et moyens idoines pour donner la chance aux filles d'accéder à une éducation de base et une formation de qualité.

Ce sera aussi, nous dit-on, le moment pour les participants, de montrer comment l'Etat, les hommes d'affaires et la société civile peuvent travailler de concert pour atteindre des résultats concrets, quant à l'éducation des filles en particulier leur scolarisation dans la perspective de leur autonomisation à travers des exemples tirés du monde rural.

Ils démontreront la nécessité de promouvoir la participation politique, le leadership et l'autonomisation des filles et des femmes africaines mais aussi montrer comment l'autonomisation des femmes peut-elle être vectrice d'émergence.

Par Cheickna Dabou

«Processus d'apprentissage et de contrôle sur les droits de l'homme pour la gouvernance foncière responsable : exploiter aux mieux le paysage de développement durable mondial dans l'objectif de réformer la gouvernance foncière ».

Tel est le thème de l'atelier initié par l'Institut des droits de l'homme allemand, en collaboration avec Audace institut Afrique (Aia) et la Commission nationale des droits de l'homme de Côte d'Ivoire(Cndhci).

Il a été question au cours de ce workshop qui a regroupé les acteurs de la société civile agissant dans le cadre du foncier rural et des droits de l'homme de se familiariser les avec les directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers.

Au cours de cet atelier tenu du 31 janvier au 1er février 2018 à Abidjan-Cocody, au siège de la Fondation Friedrich Naumann, il a été déterminé le rôle que la Cndhci peut jouer dans le domaine foncier.

Et cela de concert avec d'autres organisations travaillant sur la gouvernance foncière. Cette rencontre a permis, également, entre autre, aux participants d'avoir une meilleure connaissance du contexte des acteurs intervenants dans le cadre de la problématique foncière.

Des échanges, il est ressorti des pistes concrètes permettant de cerner les contours du programme de terrain en préparation. Aussi la société civile et les intervenants seront sensibilisés et formés sur les directives volontaires.

Il faut signaler que ces directives constituent une référence. Elles exposent les principes et normes internationalement reconnus. Et cela en vue de l'instauration de pratiques responsables.

Rappelons qu'en Afrique 60% des terres sont régies par le droit coutumier. En Côte d'Ivoire, ce sont 96% des terres rurales qui sont régies par ce droit coutumier. Toute chose qui est à la base de nombreux conflits. Ce qui constitue un frein à l'investissement et l'atteinte aux droits de l'homme.

Par Cheickna D. Salif

L'Union des cadres ressortissants de Sipilou (Ucressi) a investi son nouveau président, Fahan Bamba, cadre de banque, ce samedi 17 février 2017, à Abidjan, à l'hôtel Palm Club.

« Une union comme la vôtre est un puissant moyen de développement. Si vous voulez que Sipilou se développe, c'est ensemble que vous le ferez. Développer Sipilou est un devoir de gratitude pour vous les cadres », a indiqué aux cadres de Sipilou, Mariam Dao Gabala présidente de la cérémonie d'investiture. Avant de leur dire : « C'est un instrument de développement qu'il faut laisser en dehors du combat politique. »

Mais avant, le président de l'Ucressi a rassuré les gardiens des Us et coutumes de la région qui ont procédé à son investiture que l'Ucressi travaillera à la cohésion des filles et fils de Sipilou. « Nous devons aider nos parents resté sur place à être heureux. », a-t-il déclaré. C'est pourquoi, il a demandé aux cadres de consacrer ne serait-ce consacrer par mois une heure de temps.

Aux femmes de Sipilou qui contribuent au développement de leur région, il annoncé que l'Ucressi a décidé de les accompagner à travers un projet d'alphabétisation pour améliorer leur performance. Ce projet, a-t-il précisé, est soutenu par le Rotary Club Abidjan-Cocody qui a offert 100 kits d'alphabétisation aux femmes de Sipilou.

A la marraine de la cérémonie, la ministre de la Femme, de la Protection de l'Enfant et de la Solidarité (Mfpes), Mariatou Koné représentée par Bertin N'Dri Niamké, conseiller technique, il a sollicité pour l'ouverture d'un Institut de formation féminine à Sipilou. Aussi a-t-il promis que le l'Union des cadres ressortissants de Sipilou fera sa part.

A cette occasion, Mariam Dao Gabala a prononcé une conférence sur le thème : « L'importance de l'alphabétisation de la femme pour le développement économique et la cohésion sociale. »

C'est en des mots très simples, mettant en avant son expérience dans le domaine de l'alphabétisation, que la présidente de la Coalition des femmes leaders de Côte d'Ivoire a abordé ce thème. Expliquant à son auditoire que l'alphabétisation, c'est savoir lire, écrire et calculer. Cependant, elle estime qu'il est plus simple dans la pratique de la faire dans les langues locales.

En ce qui concerne les projets d'alphabétisation au profit des femmes, Mme Dao Gabala a indiqué que cela vise à leur permettre « d'être à côté des hommes pour que le développement se fasse plus vite. » Pour elle, si les femmes restent en arrière, il en sera de même pour le développement. Dans les projets d'alphabétisation, elle a souhaité vivement que les hommes soient aussi pris en charge.

Rappelant que 16% de la population mondiale sont analphabètes et que 2/3 sont des femmes, la présidente de la Coalition des femmes leaders de Côte d'Ivoire a souligné que le niveau d'alphabétisation induit le niveau de pauvreté. A voir qu'une femme sur deux en Afrique subsaharienne ne sait ni lire ni écrire, il est impérieux que les programmes d'alphabétisation soit profit des femmes.

Poursuivant, Mme Dao Gabala a affirmé que l'alphabétisation permet à la femme d'avoir confiance en elle et une meilleure estime d'elle-même. Et d'ajouter : « Là où les femmes sont alphabétisées, le taux de mortalité infantile est considérablement en baisse ». Le fait d'être alphabétisé leur permettra de comprendre les enjeux de la vie moderne.

Il ressort de ses propos que l'un des premiers impacts de l'alphabétisation sur la femme, c'est l'amélioration de l'éducation dans son environnement. Alphabétiser une femme, a-t-elle fait remarquer, c'est lui permettre de rentrer en communion avec les autres. Cependant, la présidente de la Coalition des femmes leaders de Côte d'Ivoire a plaidé pour une alphabétisation fonctionnelle. Pour elle, l'alphabétisation devrait se faire par rapport aux activités des impétrantes.

Notons qu'à cette double cérémonie d'investiture de l'Ucrssi et de lancement de projet d'alphabétisation au profit des femmes de Sipilou étaient présents, l'ex-ministre Matoh Loma Cissé conseillère au Conseil constitutionnel, doyenne des cadres de Sipilou ; Salimata Dembelé, chef de cabinet représentant, le ministre de la Communication, de l'Economie Numérique et de la Poste, Bruno Koné ; le secrétaire général exécutif de la Chambre nationale des rois et chefs traditionnels de Côte d'Ivoire, le Préfet Mamadou Camara, cadre de Sipilou.

Par Serigne Mansour Sy Cisse

«Eriger Latmingué en commune verte, résiliente et moderne à travers un processus de développement durable endogène, inclusif et respectueux des droits des personnes vulnérables», telle est la volonté du maire Dr Macoumba Diouf qui revient sur les priorités de sa municipalité.

Selon le maire Dr Macoumba Diouf, dans le vote du budget de la mairie prévu la semaine prochaine, un montant de 267.044.623 FCfa sera arrêté. Ceci s'établit comme suit : 92.269.039 FCfa pour les besoins du fonctionnement et 175.775.583 FCfa pour les investissements.

D'après lui, la municipalité trouve ses fiches fiscales grâce aux niches fiscales. « La vision de Latmingué se décline en une commune verte, résiliente et moderne à travers un processus de développement durable, endogène, inclusif et respectueux des droits des personnes vulnérables», a-t-il avancé. «En référence aux mêmes textes, nous avons fait de la promotion des activités économiques une priorité et notamment pour les jeunes et les femmes dans les principaux secteurs productifs (agriculture, élevage, pêche et foresterie) pour lutter contre la pauvreté, l'exode rural et l'émigration, et créer les conditions de l'émergence de la commune de Latmingué», a fait savoir le maire.

Pour la période d'août 2014 à décembre 2017, les efforts de la mairie se résument à la construction et à l'équipement de la case de santé du village de campement, à une piste de production Latmingué-Thicath Keur Mamour Seck qui s'étend sur 15,7 km, à la réhabilitation de la route Latmingué-Thiawando sur 12 km (route goudronnée en bicouche). D'après toujours le premier magistrat de la commune, la municipalité a élaboré un document de planification dénommé Plan de développement communal (Pdc) de Latmingué avec l'appui et l'accompagnement du Programme national de développement local (Pndl) et de l'Agence régional de développement (Ard) de Kaolack pour la période de six ans, de 2018 à 2023.

Au plan des investissements, plusieurs projets ont vu le jour. On peut citer le Centre intégré de valorisation des déchets (Civd), le stade municipal, la case des tout-petits, le centre d'éveil, le nouveau poste de santé, etc.

La politique sociale permet au maire d'accorder des secours aux indigents. Dr Diouf compte faire un lotissement et un alignement dans les villages, une dotation en fournitures scolaires pour les établissements scolaires, une réduction des abris provisoires par la construction de salles de classe et de leurs équipements, la réalisation de clôtures pour des écoles, entre autres. Dans l'électrification rurale, il s'agira non pas de mobiliser le budget de la commune, mais d'assurer un suivi rapproché en relation avec les agences d'exécution, de la mise en œuvre des prévisions du Programme national d'urgence pour l'électrification rurale-phase 2 (Pnuer 2) exécuté par l'entreprise Mina distribution, etc.

Généralisation du Pacasen

Interpellé sur le Programme d'appui aux communes et agglomérations du Sénégal (Pacasen) considéré par certains comme un remède au sous-financement des communes, Dr Macoumba Diouf déclare : «S'il devait s'en tenir à son montage actuel avec les 123 communes de plus de 30.000 habitants, je pense que non. Car cela reviendrait à créer les conditions pour que les communes les "plus riches" (communes urbaines d'alors) continuent à s'enrichir au détriment des communes de l'Acte 3 (notamment celles situées en zone rurale)».

Le vice-président et porte-parole du Réseau des villes et communes écologistes vertes du Sénégal (Reves) confie également que nombre de communes ont posé le problème des statistiques qui ont été fournies. «On devrait, dès 2018, généraliser le Pacasen version "Plein pot" et procéder ensuite à des évaluations rigoureuses de la gouvernance locale et des performances des communes», a précisé le directeur de l'Horticulture. Le maire a laissé entendre qu'une dotation beaucoup plus conséquente est nécessaire à partir des transferts de l'Etat pour permettre le développement des infrastructures et créer les conditions d'une génération de recettes.

Pour un vrai développement à la base, l'édile Macoumba Diouf affirme que l'Acte 3, qui est une réforme extraordinaire, devra doter davantage les collectivités locales à travers des transferts financiers beaucoup plus importants (cas du Pacasen, de la Tva, paiement des taxes et autres droits par les sociétés nationales implantées sur le territoire des collectivités locales, etc.) pour permettre à ces collectivités locales de jeter les bases de leur émergence.

En outre, Dr Macoumba Diouf confie qu'on devra compléter le dispositif institutionnel prévu par l'Acte 3 avec la mise en place des pôles territoires, notamment celui du Sine-Saloum pour lequel une réflexion proactive a été engagée, avec la bénédiction du chef de l'Etat et l'accompagnement du ministère de tutelle par les 114 maires des trois régions administratives concernées (Kaolack, Fatick et Kaffrine).

Le procès de Khalifa Sall et des sept co-accusés au Palais de justice, à Dakar, entre dans sa cinquième semaine ce lundi 19 février. L'heure est aux plaidoiries de la défense. Vendredi, le procureur a requis sept années de prison et 5,5 milliards de francs CFA d'amende à l'encontre du député, maire de la capitale, soupçonné notamment de détournement de deniers publics. Les nombreux avocats de Khalifa Sall auront jusqu'à mercredi pour tenter de convaincre le tribunal que leur client n'a rien détourné. A la barre lundi après-midi, ils se sont montrés très offensifs.

Affûtée, la défense a décortiqué crescendo tous les chefs d'inculpation. « Comment pouvez-vous parler de détournement de fonds à hauteur de 1,8 milliard ? Mon client travaille avec le maire Khalifa Sall. Il est locataire, paie 75 000 francs CFA de loyer, n'a pas de voiture et on me dit qu'il s'est enrichi », engage l'un des avocats.

Maître Cissé attaque ensuite les comptables de l'Etat qui ont toujours affirmé « qu'il n'y avait pas de fonds politiques », à la mairie. « Ils savaient. Ils disent avoir vérifié mais pendant cinq ans, ils ont pourtant accepté des factures où la tonne de riz coûte plus cher que celle de mil. C'est impossible et vous le savez », affirme-t-il.

Le réquisitoire du procureur est également attaqué. « Bassirou Gueye affirme respecter la loi mais pourquoi les accusés ont été entendus sans leurs avocats, la procédure est marquée de nullité », explique maître Cissé.

« Est-ce que l'on va chercher encore longtemps des poux dans la tête du maire ? La justice ne doit pas être le bras de qui que ce soit. Le rapport de l'inspection générale d'Etat, origine de ce procès, a été commandé par le président alors que c'est la Cour des comptes qui devait faire ce travail. Ce procès est politique et ne vise qu'une chose : mettre Khalifa Sall en prison », enchaîne maître Konaté.

Tous les avocats de la défense ont donc demandé la relaxe pour Khalifa Sall et les co-accusés.

Au Togo, le dialogue inter-togolais pour une sortie de crise se poursuit depuis lundi matin19 février, en présence du président ghanéen Nana Akufo-Addo, facilitateur du dialogue. Après l'ouverture officielle, les délégués du pouvoir et ceux de la coalition de 14 partis d'opposition ont abordé le point sur les mesures d'apaisement.

Les deux parties au dialogue, l'Union pour la République, parti au pouvoir, et la délégation de la coalition des 14 partis de l'opposition ont aussitôt après l'ouverture commencé les discussions.

Très rapidement, ils ont admis la participation du gouvernement au dialogue, participation que récusait préalablement l'opposition. Aussitôt décidé, aussitôt fait. Les ministres de la Justice, de la Sécurité, de l'Administration territoriale et celui de la Fonction publique ont rejoint la table des négociations.

Selon plusieurs sources, la question prioritaire de la libération des détenus a été abordée et la liste des personnes concernées a été remise au facilitateur, le président Nana Akufo-Addo, peu avant la pause de la mi-journée.

En fin de journée, le président ghanéen est revenu de la présidence où il a rencontré son homologue togolais. Les deux chefs d'Etat auraient abordé le sujet des personnes dont l'opposition exige la libération. Ils seraient au nombre de 102.

Si ces points ne trouvent de réponse dès ce lundi soir, on peut dire qu'un pas est franchi et que le dialogue peut rentrer dans le vif du sujet, notamment la discussion sur le rétablissement de la Constitution de 1992.

Photo: laprosperiteonline

Évêques de la CENCO

Par Alicia Phanzu

«C'est un droit et un devoir de tous de combattre tout ce qui peut hypothéquer son avenir». C'est là, le résumé de la déclaration de la CENCO qui sanctionne l'issue de l'assemblée plénière extraordinaire des princes de l'Eglise Catholique. Autour de leurs convictions revigorées, ils disent ne point abandonner d'œuvrer pour le bien du peuple jusqu'à ce que l'instauration d'un Etat de droit au Congo-Kinshasa sera effective.

Fort ému de constater, à la mise en place des campagnes d'intoxication, de dénigrement voire de diffamation à l'endroit du Cardinal Monsengwo, visant à déstabiliser l'église catholique et à détourner les congolais des vrais enjeux, les Evêques catholiques brisent l'omerta. Pour eux, le vrai enjeu ce n'est pas une quelconque polémique autour de l'Eglise mais, plutôt, l'organisation des élections et l'application intégrale de l'Accord de la Saint Sylvestre. "Notre foi en Jésus-Christ est inébranlable et nous sommes fidèles à notre mission prophétique, nous n'abandonnerons jamais notre engagement pour l'avènement d'un Etat de droit en RD. Congo ", ont-ils dit. Toujours dans la même adresse, les prêtres catholiques ont fait savoir leur désarroi et inquiétudes au regard des attitudes et des faits graves comme la répression sanglante des marches pacifiques, l'extension inquiétante des zones d'insécurité, l'application sélective et biaisée de l'accord de la saint sylvestre...

Les recommandations

La CENCO a demandé aux autorités compétentes d'annuler les édits interdisant les manifestations pacifiques, d'engager les poursuites judicaires à l'encontre des personnes qui avaient commis des atrocités, et des actes de la barbarie contre les civiles sans défense en date du 21 janvier dernier. A la CENI, les évêques demandent de lever l'équivoque et les suspicions autour de « la machiner à voter », en acceptant sa certification par les experts internationaux et nationaux. Les prêtres ont demandé à la population de veiller et à la communauté internationale, de continuer à accompagner la République Démocratique du Congo dans le processus électoral et de placer le bien du peuple congolais au-dessus de ses intérêts.

Photo: New Zimbabwe

Morgan Tsvangirai, ex-leader de l'opposition

Au Zimbabwe, plusieurs milliers de personnes ont rendu hommage ce 19 février à Morgan Tsvangirai, le chef de l'opposition, qui devrait être inhumé ce 20 février. L'ironie n'a échappé à personne. A Harare, la foule s'est réunie sur la place de la Liberté, qui porte désormais le nom de son éternel rival, l'ancien président Robert Mugabe.

Une cérémonie commémorative a eu lieu ce 19 février à Harare. La capitale du Zimbabwe disait adieu à Morgan Tsvangirai. Mais ce rassemblement, malgré l'émotion et le recueillement, était aussi éminemment politique.

Pour faire leurs adieux à Morgan Tsvangirai, ses partisans s'étaient habillés en rouge, la couleur de son parti, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC).

« Héros national »

S'adressant à la foule, le président en exercice du MDC a encensé un homme qu'il a décrit comme « un héros national ». Mais Nelson Chamisa a aussi lancé un appel à la mobilisation de l'opposition.

« La meilleure façon de rendre hommage à Morgan Tsvangirai, a-t-il déclaré, serait de remporter les prochaines élections ». Elles doivent avoir lieu d'ici le mois de juillet.

Le MDC est pourtant au bord de l'implosion, au vu les rivalités entre ses trois vice-présidents. Il n'est pas exclu que la Zanu-PF l'emporte une nouvelle fois.

Après la cérémonie, place Robert Mugabe, la dépouille de Morgan Tsvangirai a été transportée dans la soirée en hélicoptère jusqu'à son village de Buhera, à 250 kilomètres de Harare, où il doit être inhumé.

Il reposera aux côtés de sa première épouse, Susan, morte dans un accident de voiture en 2009.

Par Kamagaté Issouf

Promouvoir la créativité digitale de la jeunesse africaine. C'est l'objectif qu'entend mener l'agence digitale Totem Expérience, spécialisée dans l'influence marketing et le brand content. Qui organise les 1er et 2 mars prochain au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, la seconde édition des Adicomdays.

La journée du 1er mars se déroulera au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire et sera consacrée à une série de conférences, suivie d'une soirée de remise des prix « Adicom Awards » qui célébrera les jeunes talents pour leur créativité.

La soirée sera organisée en partenariat avec Veilleur des Médias, expert du suivi et de l'analyse de la presse et du web. La journée du 2 mars, proposera une immersion au cœur des pôles d'innovation de la ville d'Abidjan.

L'Afrique, qui compte plus de 840 millions de jeunes de moins de 25 ans, vit une transformation digitale sans précédent. En effet, alors que 81% de sa population possède un téléphone mobile - soit 995 millions d'individus - cette transformation digitale peut contribuer de façon décisive à son développement*.

Les NTIC (nouvelles technologies de l'information et de la communication) permettent notamment une révolution des modèles d'affaires dans tous les domaines : télécommunications, services financiers, culture, gastronomie, mode, etc.

Ces deux jours de rencontres rassembleront nouveaux acteurs du numérique et dirigeants d'entreprises autour de rendez-vous BtoB de la communication digitale en Afrique.

Ces rencontres permettront non seulement aux participants de partager les meilleures pratiques du secteur et leurs expériences respectives, mais aussi de bâtir des synergies autour de la nouvelle économie digitale.

Par Josiane Mambou Loukoula

L'initiative du constructeur automobile vise l'autosuffisance électrique grâce aux tuiles solaires pour les particuliers.

Si les panneaux solaires photovoltaïques pour les logements des particuliers se sont démocratisés, ils n'assurent pas encore l'autosuffisance électrique et leur installation n'est pas toujours très discrète. Tesla croit cependant en l'autonomie énergétique sur route ou chez soi.

Les installations photovoltaïques se diversifient : après les tuiles transparentes de Soltech présentées en 2014, c'est le constructeur automobile de voitures électriques sportives et de luxe, Tesla, qui se diversifie en proposant depuis peu des tuiles solaires photovoltaïques qui ressemblent à s'y méprendre à des tuiles classiques. Mais en mieux: elles produisent de l'électricité qui contribue à l'autoconsommation d'origine photovoltaïque et sont nettement plus résistantes...

L'énergie solaire, une ressource renouvelable intarissable

Près d'un an après la signature de l'accord de Paris lors de la COP 21, toutes les initiatives sont bonnes à prendre pour réussir la transition énergétique et contenir le réchauffement climatique d'ici à 2100. La promotion des énergies renouvelables est donc plus que jamais nécessaire pour mettre en application les engagements internationaux. Parmi les principales ressources à exploiter : l'énergie solaire. Gratuite et accessible partout dans le monde, elle est captée grâce à l'utilisation de panneaux photovoltaïques.

Quand l'esthétisme se met au service de l'écologie

Les toitures équipées de panneaux photovoltaïques sont souvent considérées comme « laides ». Elon Musk, PDG de Tesla, en partenariat avec la startup SolarCity, a donc proposé un nouveau genre de toiture photovoltaïque. Au lieu d'installer des panneaux solaires sur le toit, la nouvelle maison écologique imaginée par Tesla serait équipée d'une toiture composée de tuiles photovoltaïques. Imitant l'ardoise ou la tuile, ces tuiles en verre seront utilisées dès la conception de la maison. Esthétiques et faisant partie intégrante de la toiture, elles pourraient ainsi séduire une nouvelle clientèle qui souhaite agir pour l'environnement et produire sa propre électricité sans que cela ne se fasse au détriment de l'esthétisme de leur logement.

Élargir l'offre photovoltaïque

L'annonce de Tesla paraît révolutionnaire mais elle ne vient que s'ajouter à la solution d'autres marques qui ont déjà proposé des solutions de tuiles photovoltaïques. Par exemple, l'entreprise italienne Dyaqua commercialise des tuiles en terre cuite, intégrant la technologie photovoltaïque. Cette solution est plébiscitée notamment pour la rénovation des toitures des monuments historiques.

Toutefois, pour le moment, les panneaux solaires ajoutés sur les toitures ont encore de beaux jours devant eux. Pouvant être intégrés après la construction d'une maison, les panneaux photovoltaïques traditionnels restent des solutions plus pratiques et faciles à installer. L'autre avantage est leur prix. En effet, même si les tuiles solaires de Tesla sont annoncées à un tarif inférieur aux solutions déjà existantes (sans donner plus de précision), les panneaux photovoltaïques restent pour le moment la technologie la plus accessible pour produire de l'électricité grâce à l'énergie solaire. Avec ses tuiles solaires, Tesla espère capter 5 % du marché photovoltaïque.

Par Djibril Dieng

Pour continuer à créer de la valeur dans un secteur à forte concurrence, où les technologies favorisent l'apparition constante de nouveaux acteurs et produits, les Banques africaines doivent, d'une part, tirer parti de l'innovation sans succomber aux chants des sirènes.

Cette invite est de M. Patrick Mestrallet, Président du Club des Dirigeants de Banques et Etablissements de Crédit d'Afrique. C'était à l'ouverture des travaux de la 29 ème journée annuelle du club des dirigeants de banque et établissements de crédit d'Afrique, ce jeudi 8 février à Dakar.

D'autre part, poursuit cet administrateur de l'Union togolaise de banque (Utb), les banques doivent s'adapter à la réglementation et en tirer profit pour approfondir la gestion de leurs prises de risques afin de relever les enjeux et défis aux côtés des Etats et de leurs clientèles.

Ce qui colle avec cet événement qui convoque la réflexion autour de « Enjeux et défis pour la banque africaine de demain : entre innovations et risques ».

Selon Mamadou Bocar Sy, Président de l'Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers du Sénégal (Apbef), les enjeux et les défis sont toujours les compagnons des banquiers.

Mais, fait-il remarquer, « nous vivons une époque où ils sont plus vivaces, plus intenses, plus prenants ; il s'agit entre autres de la digitalisation, de la cybercriminalié, de la finance islamique, de la réglementation... »

Avant d'ajouter que le métier de la banque évolue, change car il se modernise en se digitalisant au grand bénéfice de sa clientèle qui n'a plus besoin de se déplacer pour rencontrer son banquier et pour effectuer ses opérations courantes.

Dans la même veine, le Secrétaire Général du Ministère de l'Economie, des Finances et du Plan, représentant le Ministre de l'Economie, des Finances et du Plan du Sénégal, M. Bassirou Samba Niasse, s'est félicité de l'environnement économique avec l'émergence de systèmes bancaires stables avec des groupes bancaires transcontinentales jouissant d'une grande surface financière et de la solidité requise.

Pour lui, en dépit des résultats forts appréciables, de nombreux défis restent à être relevés avec la mise en œuvre des réformes Bale II, Bale III et IV. A cela, M. Niasse y ajoute le renforcement de l'inclusion financière des populations, le financement des PME porteuses de croissance dans nos pays et le financement de l'agriculture.

A son avis, « dans un contexte où nos Etats s'évertuent à construire de grands ensembles économiques en Afrique, l'intégration de nos systèmes bancaires devient également un défi et j'allais dire un impératif ».

En effet, a-t-il ajouté, par des échanges d'expérience, une assistance technique mutuelle, une standardisation des process et pratiques, une interconnexion des systèmes de paiement et une ouverture des marchés interbancaires, il est possible de jeter les bases d'un système bancaire africain intégré et vecteur de l'intégration économique africaine.

Pour atteindre cet objectif passera inéluctablement par l'innovation, le développement régional et social et la maîtrise des risques.

Par Roma Brijmohun

L'année 2018 s'annonce sous le signe du dynamisme et de l'évolution ?

En effet, le calendrier des activités 2018 s'annonce très riche. Nous allons continuer à renforcer le positionnement de la Chambre de commerce et d'industrie France-Maurice (CCIFM) en tant qu'institution à part entière de la vie économique mauricienne et aussi, nous assurer que la CCIFM continue à être un animateur efficace du réseau business de ses membres, nouveaux et anciens.

Nous souhaitons apporter notre pierre à l'édifice dans le cadre de la célébration du 50e anniversaire de l'Indépendance de l'île Maurice. Outre cela, plusieurs types d'activités sont prévus comme les séances de business speed dating, ainsi que les événements de réseautage dont nos «accueils nouveaux membres».

Par ailleurs, notre tournoi de golf sera prévu fin septembre. Quant au Club Entreprendre France Maurice, il va continuer sur sa belle dynamique avec ses déjeuners mensuels. Il a prévu de belles activités qui seront bientôt dévoilées. Enfin, la commission Relations régionales tiendra ses traditionnelles rencontresdébats, dont celle sur le Budget annuel.

La réédition de l'évènement Start-up Weekend sous l'égide de la Federation of Innovative and Numeric Activities in Mauritius, qui regroupe la Mauritius IT Industry Association, l'Outsourcing and Telecommunications Association of Mauritius et la CCIFM, est en cours d'étude. Cet évènement permet aux jeunes entrepreneurs d'explorer et de proposer des idées de business innovantes qui intègrent les nouvelles technologies et a eu un réel succès en juillet 2016.

Enfin, en ce qui concerne la 6e édition des rencontres Réunion-Maurice sur le développement durable, nous sommes en discussion avec notre partenaire, le Club Export Réunion et La Région Réunion. 2018 étant le 20e anniversaire du Club Export Réunion, il serait question d'organiser une rencontre régionale à La Réunion fin 2018 en lieu et place des rencontres bilatérales.

La CCIFM est résolument tournée vers les nouvelles technologies...

L'innovation et les nouvelles technologies sont la force de Maurice. Et le secteur est déjà très concurrentiel et porteur. D'ailleurs, une communication est prévue très prochainement au niveau de la Federation of Innovative and Numeric Activities in Mauritius et du ministère de la Technologie, de la communication et de l'innovation pour annoncer la prochaine tenue d'un évènement unique le week-end du 20 au 21 avril à Ebène : les Digital Nights.

Il y aura des conférences, des démonstrations, des espaces pour découvrir les métiers de l'innovation. Ce sera riche en activités innovantes autour des nouveaux métiers émergents et des nouvelles technologies.

La CCIFM était présente à l'Africa Arena qui s'est tenue en novembre 2017. Parlez-nous-en.

Nous sommes très fiers d'avoir représenté Maurice à l'Africa Arena 2017, aux côtés de l'éco système French Tech Maurice et du Board of Investment, en Afrique du Sud.

Maurice se positionne comme destination de choix pour l'innovation. La communauté French Tech Maurice attend désormais d'être labélisée en tant que French Tech Hub. Cela nous donnerait un véritable avantage concurrentiel dans la région, en tant que «destination startup » et permettrait d'attirer les investisseurs et financiers, mais aussi les talents vers Maurice. Maurice a instauré l'Innovator Permit pour attirer ces talents, ce qui devrait faciliter l'implantation de start-up qui pourront ensuite rayonner vers l'Afrique à partir de Maurice.

Le pays est extrêmement bien placé pour agir comme hub vers l'Afrique. Outre le bilinguisme, plusieurs aspects séduisent. Le fuseau horaire, la connectivité, le doing business, le lifestyle, la stabilité du pays, les conventions fiscales, la possibilité de lever des fonds à travers la Bourse de Maurice. Sans oublier les nombreux schemes qui sont proposés, comme le Cinema Rebate Scheme. La stabilité fiscale et juridique mauricienne a toute son importance également, tout comme cet esprit tourné vers la facilitation des affaires.

Votre partenaire clé était le Board of Investment, maintenant est-ce l'Economic Development Board ? Comment réagissent les entrepreneurs et investisseurs français à ce changement ?

Pour la CCIFM, la continuité est maintenue ainsi que la représentativité lors de la commission Relations régionales. Les termes de la convention signée avec l'ex-Board of Investment restent d'actualité. Et nous devrions continuer à permettre à nos membres de participer avec l'Economic Development Board lors de prochaines missions conjointes à l'international. Nous travaillons actuellement sur nos calendriers respectifs.

Enfin, la CCIFM édite chaque année un annuaire des membres, ainsi qu'un Guide de l'investisseur (en partenariat avec l'Eco Austral pour la nouvelle édition). Ce guide est une mine d'informations qui permet d'avoir une vision synthétique du contexte mauricien permettant ainsi d'orienter et de conforter les choix des porteurs de projet et des investisseurs.

Nous nous entourons de fiscalistes et juristes pour rédiger les fiches de synthèse qui répondent aux questions des entrepreneurs et investisseurs.

En parlant d'entrepreneuriat, auriez-vous un conseil à donner aux jeunes qui sont en train d'étudier et qui seront les patrons de demain ?

Pour un jeune, je recommanderai de multiplier les stages en entreprise, de s'immerger autant que possible, quitte à diversifier les expériences professionnelles. Et échanger et apprendre aux côtés des entrepreneurs, rester à l'écoute, surtout si ce sont des domaines nouveaux.

Deuxièmement, se former continuellement. En ligne, on peut facilement trouver des MOOCs (NdlR, Massive Open Online Courses), des cours qui permettent de rester connecté et à jour.

Troisièmement, je dirais : osez. Osez aller vers les secteurs porteurs comme le Big Data, l'intelligence artificielle, l'innovation. Pour cela, il ne faut pas lésiner sur le networking, rencontrer des professionnels, aller sur le terrain, assister à des débats d'entrepreneurs ou des rencontres dans les pépinières d'entreprises. On peut être un excellent étudiant, mais, il est nécessaire de se familiariser avec le monde de l'entreprise, échanger avec des professionnels et continuellement se former.

Bio express

Catherine Dubreuil- Mitaine a été élue présidente de la CCIFM en mars 2017 pour un mandat de deux ans. Cofondatrice de M&S Capital Partners et Invest- Place, elle a une vaste expérience internationale dans le domaine bancaire et l'investissement financier. Elle détient un MBA en Business Administration de l'université de Paris Dauphine ainsi qu'un master de l'ESCP Europe et une maîtrise en relations internationales et droit de l'IEP de Lyon.